Une détermination présidentielle visant à récupérer les fonds publics détournés par «les voleurs de la République». Que ces fonds soient des deniers détournés et détenus dans des comptes locaux ou bien transférés sur des comptes bancaires «offshore». Donc, cette détermination des pouvoirs publics algériens à ne plus fermer l’œil au sujet de l’argent de l’Etat détourné par des responsables dont l’intégrité fait gravement défaut, n’est pas un passage d’orage d’été, ostentatoire et sans conséquences palpables. Parait-il que cette procédure présidentielle a été bien étudiée et longuement planifiée, ne laissant pas la moindre manœuvre de la part des voleurs de l’argent du peuple. Effectivement, j’avais suivi les réactions de quelques soi-disant personnes installées à l’étranger, se faisant passer pour des opposants «démocrates», épris de justice et d’égalité. Ils font tout, afin de discréditer toute initiative, visant à mettre de l’ordre dans le chaos qu’eux-mêmes avaient installé. Logiquement et honnêtement, l’on s’oppose au régime quand l’on constate visiblement qu’il y a une politique suivie, allant au sens contraire des intérêts de l’Etat. Vouloir récupérer l’argent volé, n’est pas contraire aux intérêts de l’Etat et du peuple algérien. Cela serait contraire aux intérêts des hordes de voleurs et de leurs protecteurs étrangers. Nous souhaitons de notre part que l’Etat algérien renforce, de plus en plus, les mécanismes de contrôle et de suivi des circuits des finances publiques et notamment la nécessité du renfoncement des textes juridiques y afférents. La corruption restera, à notre avis, la principale pierre d’achoppement, sur le chemin de toute initiative visant à installer des «purges» dans les Institutions et les Entreprises de l’Etat. Il n’y aura jamais de mise en ordre dans ces institutions, sans mettre fin, ou du moins en atténuer l’effet néfaste de la corruption. Ce n’est pas certes facile mais ce n’est également impossible. Tout s’achète et se vend, sans le moindre problème, par le moyen indétectable de l’argent sale qui fait rage! Le grand souhait de ce peuple n’était toujours autre que de voir les pouvoirs publics se mobiliser corps et âme, de sorte à empêcher que quelques responsables malhonnêtes, touchent aux deniers publics. Les Algériens ne pouvaient que clamer très haut leur approbation et le contentement, à l’égard de toute initiative, présidentielle ou autre, ayant comme but, de frapper fort sur les mains des voleurs. C’est bien de récupérer les fonds détournés. Cependant, il sera, encore meilleur, de corriger les fautifs.



