L'impact de la guerre sur l'économie mondiale

Ce sont en effet, les hydrocarbures qui font marcher l’économie mondiale qui est, de facto, la somme des économies régionales et locales. Ce qui caractérise l’actuelle guerre du golfe, c’est que cette région produisant environ 20 pour cent de l’énergie mondiale est devenue depuis plus d’un mois le théâtre réel de cette guerre destructrice. Ce qui a rendu les choses plus compliquées, c’est bien la fermeture du détroit d’Hormuz par l’Iran. C’est l’unique passage incontournable des transporteurs pétroliers/tankers et méthaniers. Nous sommes ainsi devant une guerre qui va avoir des conséquences graves sur l’économie mondiale. Et, Dieu soit loué!! Les autres pays producteurs des hydrocarbures, l’Algérie, la Libye, le Nigeria, la mer du Nord, entre autres, sont hors d’atteinte des missiles et des bombardiers des belligérants. Ces pays producteurs et exportateurs avaient –faudrait-il le rappeler-, sauvé la situation, en comblant un sérieux dessèchement en hydrocarbures. Le Brent de référence de la mer du nord est ouvert aujourd’hui (le 05/04) sur 110 dollars le baril. La hausse fulgurante suite à la guerre sus-indiquée, avait ses répercussions négatives sur les économies de l’Europe et des autres pays consommateurs, non-producteurs et du coup sur les niveaux de vie des populations de ces pays. Si l’Iran ne tombe pas, selon les souhaits de l’Amérique de Trump et de son acolyte Netanyahou et que la guerre continue sous forme de blocus appliqué contre l’Iran, ou bien sous forme d’une guerre d’usure qui va finir selon les souhaits de ses instigateurs par la capitulation du régime iranien. Si cette situation continue ainsi, elle risquerait d’entraîner dans ses sillages des répercussions plus néfastes sur une économie mondiale interdépendante. Les américains et les sionistes ne vont pas céder d’un iota sur les conditions qu’ils avaient désignées à l’égard du régime iranien, avant le déclenchement de la guerre. A savoir l’arrêt de toutes les activités nucléaires et détruire ou remettre les installations aux autorités internationales. Capitulation du régime politique iranien et la désintégration des institutions militaires et paramilitaires comme «la garde révolutionnaire» et les autres structures y afférents, nationales comme les groupements de milices «Bassij» et les extraterritoriales: Hezbollah (Liban), Haoutis (Yémen) et les milices populaires (Hachd en Irak). Cela fait un peu moins d’un demi-siècle, que le processus de la puissance de l’Iran actuelle est mis en marche …Un régime dogmatique religieux avec des cadres politique et militaires hautement doctrinés, c’est à dire chauffés à blanc. Ces derniers ne vont pas céder facilement, notamment cette «Garde révolutionnaire » une sorte d’Etat dans l’Etat, rappelant les fameux SS nazis. Mais, conçus à l’iranienne.


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