La guerre au Moyen-Orient frappe avec une intensité croissante le sud du Liban, où Israël, sous la direction du Premier ministre Benjamin Netanyahu, prétend «étendre sa zone de sécurité». Derrière ce terme officiel se cache en réalité une volonté de coloniser une partie d’un pays souverain, utilisant le prétexte de la sécurité pour justifier la destruction de villages et l’occupation de territoires frontaliers. C’est la même stratégie qui a été utilisée à Gaza. Cette offensive vise notamment à neutraliser le Hizbollah, que l’État hébreu accuse de menacer sa frontière et de disposer d’un arsenal de missiles, tout en transformant la population civile en cible de représailles. Depuis le 2 mars 2026, les frappes israéliennes ont ciblé plus de 50 villages, détruisant infrastructures et ponts stratégiques, et utilisant parfois des obus au phosphore, provoquant un climat de terreur généralisé. Selon le ministère libanais de la Santé, 1?238 personnes ont été tuées depuis le début du conflit, dont 124 enfants. Parmi les victimes figurent également neuf secouristes, trois journalistes et plus de cinquante professionnels de santé, tués alors qu’ils tentaient d’aider les blessés. Les destructions touchent ponts, infrastructures vitales et habitations, notamment le long du fleuve Litani, où Israël cherche à imposer une nouvelle frontière. Ces attaques systématiques créent une atmosphère de terreur et contraignent plus d’un million de Libanais à fuir leurs foyers, accentuant la crise humanitaire. Face à cette offensive, le Hizbollah a revendiqué de nombreuses ripostes, utilisant roquettes et drones kamikazes contre des bases et positions israéliennes. Les affrontements se poursuivent sur plusieurs fronts, et bien que le mouvement conserve une capacité militaire limitée, il représente le principal obstacle au contrôle israélien du sud libanais. Cette guerre s’inscrit dans la continuité des hostilités historiques, où Israël avait déjà occupé le sud du Liban entre 1978 et 2000, et où le Hizbollah avait émergé comme force de résistance contre cette occupation. Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé ces actions comme des «crimes flagrants», soulignant la violation des lois internationales protégeant les civils et les journalistes. Dans cette région, l’extension de la zone de sécurité israélienne n’est donc pas seulement une opération militaire?: c’est un stratagème pour imposer un contrôle territorial, affaiblir le Hizbollah et maintenir la population civile dans la peur et l’exil, tandis que la communauté internationale observe l’escalade sans parvenir à stopper les destructions.



