Eau potable à Oran. Entre dessalement massif et nouveaux projets structurants

La wilaya d’Oran consolide sa stratégie de sécurité hydrique en s'appuyant désormais à 97 % sur le dessalement d'eau de mer, notamment grâce à l'apport de l'usine de «Cap Blanc». Cette infrastructure massive de 300 000 m³/jour ne se contente pas de desservir le littoral oranais; elle joue un rôle de pivot régional en alimentant également les populations des wilayas d’Aïn Temouchent et de Sidi Bel Abbès. Cette dimension inter-wilayas permet un rééquilibrage précieux des ressources dans tout l'Ouest algérien, réduisant la dépendance aux barrages traditionnels. Pour sécuriser ce réseau, un investissement de 9 milliards de dinars est mobilisé pour la création d'une nouvelle conduite de 26 km reliant Boutlelis au réservoir d’Aïn El Beïda. Ce projet stratégique, dont le lancement des travaux est fixé au quatrième trimestre 2026 après la finalisation des procédures administratives, servira d'itinéraire de secours. Il permettra de maintenir l'approvisionnement en cas de panne ou de maintenance sur le système principal de la Tafna, garantissant ainsi la continuité du service public même lors des pics de consommation estivaux. En complément, la gestion des stocks de sécurité s'intensifie avec le remplissage du cratère de « Dzioua», alimenté par les barrages de Tlemcen. L'objectif est d'atteindre une réserve de 7 millions de m³ avant la prochaine saison estivale. Cet ensemble d'infrastructures, réalisé par des compétences nationales, assure une autonomie technique et une résilience face aux aléas climatiques, transformant durablement le paysage hydraulique de la région.


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