Gestion des ressources hydriques. L'eau, toujours un défi

Quand les start-up et les solutions innovantes se mettent au service de la gestion de l’eau en Algérie. Implacablement, la gestion de l’eau en Algérie est au centre d’éléments moteurs: défis enjeux et visions. Si l’eau de mer constitue un «Secours» en Algérie, il n’en cache pas moins que l’innovation a elle aussi sa place. Dorénavant, les micro-entreprises du savoir et des connaissances ont leur part de lion de la recherche dans la gestion des ressources hydriques, au regard des défis croissants auxquels est confronté ce secteur stratégique. L’Algérie décide de franchir un nouveau cap, en misant sur les initiatives nationales dédiées à l’innovation dans ce créneau porteur, si fermé jadis aux compétences et aux chercheurs. Le pays voit loin. Portée par le ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des micro-entreprises, une démarche inédite a vu le jour. Elle vise à mobiliser les compétences et à faire émerger des solutions concrètes pour une gestion plus durable de l’eau. Conjoncture oblige, l’Algérie fait face aux effets de la sécheresse, de la désertification et des changements climatiques, la démographie galopante, la surexploitation des nappes souterraines même si nous devons encore faire avec une meilleure maîtrise de la gestion des eaux usées et des stations de dessalement, à l’instar d’autres pays de la planète, tant il est vrai que l’Algérie a mis en place une véritable ceinture contre le stress hydrique, en multipliant les stations de dessalement et d’épuration pour contrer les conséquences de dérèglements climatiques, de manière à répondre aux besoins croissants des populations des wilayas, en terme d’approvisionnement quotidien et régulier en eau potable. Selon le communiqué officiel, cette initiative a pour ambition de recenser les projets innovants et les solutions technologiques dans le domaine de l’eau, tout en identifiant les expertises nationales et internationales. L’objectif est également de mettre en place une base de données nationale, dédiée à l’innovation hydrique, qui servira de plateforme de référence pour orienter les politiques publiques et encourager les investissements dans ce secteur. Au-delà du recensement, le programme prévoit la mise en place de mécanismes concrets tels que des programmes d’incubation, d’accélération et de tests sur le terrain ainsi que le développement de partenariats technologiques. Cette approche proactive qui se base sur les connaissances, a pour finalité de transformer les idées en projets applicables sur le terrain. Par cette initiative louable, les autorités veulent renforcer la capacité du pays à développer des solutions technologiques locales, adaptées aux spécificités climatiques et économiques de l’Algérie. L’enjeu est de bâtir un véritable écosystème national de l’innovation dans le secteur de l’eau, en favorisant la collaboration entre les institutions publiques et les acteurs privés notamment les start-up et les centres de recherche. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, qui accentuent la pression sur les ressources hydriques et nécessitent des réponses innovantes et durables. Le ministère a identifié plusieurs domaines prioritaires pour orienter les projets et maximiser leur impact: la réduction des pertes d’eau notamment à travers la détection des fuites et l’optimisation des réseaux, le développement de solutions de dessalement plus efficaces sur le plan énergétique, la réutilisation des eaux usées et l’amélioration de l’irrigation intelligente dans l’agriculture, l’intégration des technologies avancées comme l’intelligence artificielle et l’Internet des objets pour une gestion optimisée et enfin, la conception de solutions permettant de faire face aux effets du changement climatique. Cette initiative s’adresse à un large éventail d’acteurs: porteurs de projets, start-up, incubateurs, chercheurs universitaires, experts du secteur économique ainsi qu’aux compétences algériennes établies à l’étranger. Le ministère invite l’ensemble des parties prenantes à participer en s’inscrivant via un formulaire électronique dédié, afin de contribuer à la construction d’une vision commune pour l’avenir de la gestion de l’eau en Algérie.


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