Journée mondiale des Droits des Consommateurs. La protection mise en mouvement

L'objectif visé à travers ces laboratoires demeure la protection du consommateur de tous les dangers alimentaires surtout en ce mois sacré du Ramadhan où la vigilance est de mise pour parer à d'éventuelles risques d'intoxication. Il s'agit de faciliter le traitement des dossiers d'importation des opérateurs économiques dans un délai très court. Le port d'Alger souffre de l'entassement et la multitude de conteneurs des produits importés d'où l'urgence de les évacuer afin de trouver une issue à cette problématique devenue gênante du traitement des produits importés, avant de les exposer sur le marché. Les intoxications alimentaires augmentent durant le mois sacré du Ramadhan, en raison du non respect des facteurs importants par les commerçants entre autres, d'une mauvaise conservation des aliments et du non-respect de l'hygiène et de la propreté. Certains commerçants véreux sont mus uniquement par l'escroquerie, loin des règles d'usage pour le consommateur algérien. Ces intoxications, somme toute, fréquentes en ce mois, surviennent souvent suite à une rupture de la chaîne du froid, le relâchement du respect de la chaîne du froid étant pourtant indispensable pour garantir la sécurité sanitaire des aliments et protéger la santé publique. Elle commence selon un processus bien défini dès l’abattage pour les viandes rouges ou autres, la collecte pour le lait ou la fabrication pour les produits industriels puis elle se poursuit lors du transport, du stockage, de la distribution et enfin au domicile du consommateur. Toute rupture ou non respect de ce processus, même temporaire, peut favoriser et entraîner la prolifération de bactéries pathogènes mortelles pour le consommateur. Sur un autre volet, la consommation de plats préparés à l'avance, de viandes, d’œufs ou de produits laitiers mal conservés sont les premières causes d'intoxication pendant ce mois sacré du Ramadhan. Il est attendu de ce projet, un suivi rigoureux de la qualité et des normes des produits importés. Il s'agit notamment d'effectuer des analyses microbiologiques et physicochimiques détaillées des produits notamment agroalimentaires, avant leur sortie des enceintes portuaires, tout en mettant en avant les gains de temps obtenus grâce à la mise en place de ses moyens. Ce type d'analyse se faisait auparavant au niveau des laboratoires fixes dans les structures du secteur et nécessitait des procédures plus complexes et des délais longs. Le ministère dispose, selon ses responsables, d’outils de contrôle de qualité au niveau des postes frontaliers qui peuvent répondre aux sollicitations des autres services et opérateurs notamment les Douanes et les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement. Il est important de savoir que grâce à ces nouveaux équipements, les services du ministère peuvent aussi prendre en charge les analyses des produits au niveau des marchés locaux, à travers des inspecteurs de commerce qui prélèvent des échantillons en vue d'une analyse instantanée. De son côté, le chef du projet, chargé de l'acquisition de ces laboratoires, Mohamed Khelifa, à rassuré devant la presse que la mise en service de ces laboratoires a permis de faire un "saut qualitatif" en matière d'analyses microbiologiques des produits importés, en réduisant les délais qui passent de plusieurs jours à quelques minutes, soit en un temps record, à en croire ses propos. Il a cité, en outre, l'exemple du contrôle de l'importation de la poudre de lait, destiné pour le lait industriel ou le lait pour enfant, qui exigeait auparavant un délai minimum de cinq jours pour la vérification de sa conformité. Ce traitement est réduit désormais à un laps de temps très court, selon les nouvelles normes. Les ingénieurs mobilisés pour les opérations de contrôle veillent notamment sur la composition de cette poudre en matière de protéines, de matières grasses, d'acidité et d'humidité. Ces laboratoires se penchent sérieusement sur certains aspects d'importation. Ils examinent dans ces laboratoires, selon M.Khelifa, les produits "Hallal" et leurs provenances notamment par la détection de l'usage des matières d'origines porcines ou alcooliques dans les produits alimentaires. Cependant et grâce à ces équipements, on peut connaître ainsi les aspects microbiologiques détaillés des produits importés, connaître le niveau des résidus de pesticides et les matières naturelles des produits. C'est une première pour l'économie algérienne: la réalisation de ce type d'analyses sur le terrain dans un délai record et rapide à la fois sur des échantillons au niveau des ports et postes frontaliers, rassure l'interlocuteur. Néanmoins, il reste convaincu que les compétences algériennes de haut niveau ont été formées dans ce domaine et cette spécialisation avec des partenaires internationaux.


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