Recherche avec l'UE sur l'eau, la sécurité alimentaire... L'Algérie met 06 millions d'euros sur la table

Partenariat et coopération renforcés par un dialogue de haut niveau et de projets innovants pour la période de 2025 -2027 entre l’Algérie et l’Union européenne. Outre l’investissement, plusieurs projets d’autres domaines comme l’eau et la sécurité alimentaire sont en préparation entre les deux parties. L’Algérie casse la tirelire et poursuit ses contributions dans le financement de projets conjoints pour l’équilibre et la protection de la biodiversité de l’écosystème et l’économie euro-méditerranéenne. Elle a mis six (6) millions d’euros dans la recherche avec l’Union européenne en région méditerranéenne dans les domaines de l’eau, de la sécurité alimentaire…
Entre l’UE et l’Algérie, le courant passe bien après d’assez longues discussions dignes d’un vrai parcours de combattant pour l’adhésion du pays à l’Accord d’association dont la priorité est de renforcer les échanges commerciaux et garantir à ce que les produits algériens puissent avoir un meilleur accès sur le marché européen de même que pour les investissements UE en Algérie. Prenant acte des enjeux de la conjoncture économique internationale marquée par conflits régionaux à impact géo économique stratégique, l’Algérie et l’Union européenne s’en trouvent contraintes de resserrer encore les coudes pour une coopération fructifiée et avantageuse pour les deux parties. Ainsi l’Algérie consolide sa coopération avec l’Union européenne dans des domaines de priorité préétablis et identifiés comme la recherche et l’innovation en région méditerranéenne après avoir déjà donné son accord pour une contribution d’une valeur de 15 millions d’euros pour le renouvelable dans le cadre du Dialogue de haut niveau. Les deux parties ont conclu mercredi 11 mars “avec succès” les négociations relatives à la participation de l’Algérie au programme PRIMA pour la période 2025-2027. L’Algérie s’engage à contribuer au programme à hauteur de 6 millions d’euros pendant la même période, une annonce dévoilée par la commission européenne (CE). Le PRIMA, acronyme de Partenariat pour la recherche et l’innovation dans la région méditerranéenne, est un programme visant à renforcer les capacités de recherche et d’innovation afin de développer des solutions innovantes pour lutter contre la pénurie d’eau, améliorer la productivité agricole et promouvoir la résilience des systèmes alimentaires dans toute la région méditerranéenne, explique-t-on sur le site de la CE. Dix-neuf autres pays y participent. L’accord a été paraphé mercredi en ligne par Abderrahmane Yousfate, directeur de la coopération et des échanges universitaires au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Mme Nienke Buisman, chef de l’unité Coopération internationale à la direction générale de la Recherche et innovation de la CE. La conclusion de ces négociations témoigne de “la priorité commune accordée par les deux parties au développement durable et à la prospérité grâce à la science et à l’innovation”, et de “l’importance stratégique de l’initiative pour relever les défis mondiaux, en particulier dans les domaines de l’eau et de la sécurité alimentaire”, se félicite la même source. Concrètement, l’accord permettra aux entités algériennes (universités et autres établissements de l’enseignement supérieur, centres de recherche, fondations, ONG et entreprises) de participer pleinement aux projets PRIMA durant la période considérée, pendant laquelle l’Algérie s’engage à contribuer à hauteur de 6 millions d’euros au partenariat.
La CE rappelle que l’Algérie est impliquée dans ce programme depuis son lancement en 2018. Elle a participé à 99 des 269 projets financés par PRIMA en faveur de l’agriculture durable, de la gestion intégrée de l’eau, de la sécurité alimentaire et du lien entre l’eau, l’énergie, l’alimentation et les écosystèmes, indique-t-on. Les projets auxquels les entités algériennes ont participé ont bénéficié d’un financement total de 12,4 millions d’euros, dont 5,1 millions provenant de l’UE et 7,3 millions d’euros de l’Algérie.


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