Pouvoir d’achat, salaires, chômage et spéculation. Les nouvelles promesses fermes de Tebboune

Lors du dernier Conseil des ministres, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé sa détermination à placer le bien-être social au cœur de l'action gouvernementale par une série de directives sans concession. Face aux enjeux du pouvoir d’achat, le chef de l'État a exigé un suivi rigoureux des approvisionnements durant le Ramadhan, ordonnant des sanctions radicales contre la spéculation : les opérateurs impliqués dans la rétention de fruits ou de viandes importées seront désormais inscrits sur une « liste noire » et définitivement bannis du commerce et de l'importation. Cette fermeté s'étend à la préparation de l'Aïd El-Adha 2026, pour lequel le Président a plafonné le prix des moutons importés à 50 000 dinars, tout en instaurant un contrôle strict pour éradiquer toute tentative de fraude ou de contrebande. Parallèlement, la question de la jeunesse a occupé une place centrale dans les débats. Abdelmadjid Tebboune a instruit le ministre du secteur de diligenter une enquête sur les exclus de l'allocation chômage et de formuler des propositions concrètes pour dynamiser l'emploi, tout en insistant sur la protection des jeunes contre les fléaux sociaux et les manipulations hostiles. Cette volonté d'accompagnement se traduit par un plan de réhabilitation des maisons de jeunes à travers chaque commune et le renforcement des structures d'accueil pour la diaspora. Sur le plan politique, le Président a fait preuve d'ouverture en demandant la révision du projet de loi sur les circonscriptions électorales et le nombre de sièges parlementaires, exigeant l'implication directe des partis politiques au sein d'une commission présidentielle avant toute adoption définitive. Enfin, le Conseil a abordé des dossiers stratégiques allant de la préparation du Hadj à la sécurité environnementale. Face à la menace acridienne dans le Grand Sud, le chef de l'État a ordonné l'usage de technologies spatiales et de l'épandage aérien, tout en fixant des objectifs ambitieux pour le traitement des eaux usées, visant un taux de réutilisation de 30 %. La séance s'est achevée par d'importantes décisions relatives à l'organisation de la haute administration de l'État, consolidant ainsi une feuille de route axée sur la rigueur exécutive et la protection du citoyen.


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