Commerce à Mostaganem. Le défaut d’affichage des prix dénature le code du commerce

À l’instar des autres régions du pays à Mostaganem, le secteur du commerce n’arrête pas de défier la chronique. Entre activités informelles, manque d’hygiène, arnaques de tous genres, absence de facturation, manque de professionnalisme et enfin défaut d’affichage des prix et des tarifs, entre autres, les consommateurs ne savent plus à quel saint se vouer. Faut-il souligner que depuis plusieurs années déjà, dans le commerce on assiste à des pratiques un peu extravagantes soit celles qui dénaturent le code du commerce. Au niveau des étals commerciaux de tous genres, des boucheries, des boulangeries, des poissonneries, des magasins d’habillements, des supérettes ou de divers lieux de négoces, l’acte d’acheter a pris une tournure inquiétante quant à l’absence d’affichage des prix.
Le droit du consommateur, selon la loi algérienne reste inaliénable c’est pour cette raison que l’affichage des prix et des tarifs demeurent obligatoires. C’est ainsi que pour permettre aux consommateurs de connaître les prix avant de passer à l’acte d’achat oblige le commerçant à les afficher autant les produits que les services. L’article 05 de la loi n°04-02 du 23 juin 2024, fixant les règles applicables aux pratiques commerciales, oblige le commerçant à afficher assurant ainsi l’information sur les prix et tarifs à l’égard du consommateur par voie de marquage ou d’étiquetage. Aujourd’hui, nous nous rencontrons face à une situation qui perdure et porte préjudice non seulement à l’activité commerciale mais surtout aux portemonnaies des consommateurs. Un des préjudices les plus acerbes c’est d’ignorer les règles du commerce engendrant chez les clients des attitudes de méfiance et de scepticisme. Afin d’éviter des pratiques commerciales infaisables, durant ce mois sacré du Ramadhan, l’État algérien a déployé d’énormes moyens afin de lutter contre les ruptures de marchandises en inondant les marchés de produits de large consommation durant ce mois du jeûne. L’affichage concernant les viandes rouges ou blanches s’entremêlent entre viandes importées et viandes locales ce qui laisse le consommateur perplexe ou plutôt désorienté. Au niveau des supérettes, l’affichage est souvent désordonné mais surtout jamais mis à jour. Quelquefois une étiquette est collée depuis longtemps indiquant un produit qui a changé de place sur l’étalage. Une fois encore, le consommateur reste soucieux de ne pas pouvoir gérer son budget face à de telles situations. Face à l’incompréhension du client, au niveau des caisses de plusieurs supérettes quelquefois les surprises sont de taille ce qui occasionnent souvent de la suspicion. Sur un registre de bonnes pratiques commerciales le principe est simple car avant d’acheter, le client doit pouvoir connaître le prix à payer, sans avoir besoin de demander. Cette règle n’a rien de dérisoire, car elle protège la relation commerciale dès le premier contact. Un client qui sait immédiatement combien il va payer se sent en confiance, prend sa décision plus sereinement et évite les tensions au moment de passer en caisse ou de régler une prestation. Ces cas de pratiques trompeuses faussent tous les calculs car l’affichage des prix n’est pas seulement une obligation réglementaire. C’est un outil de confiance, un moyen de limiter les litiges et d’éviter la déloyauté faisant ainsi fuir la clientèle. Chez nous, on n'est pas sortis de l’auberge et en général, le consommateur est sacrifié à chaque tournant. Sans protection, ce dernier abdique à son sort en attendant que les commerçants malveillants reviennent à la raison et exercent leurs métiers avec honnêteté. Ce qui est encore bizarre, c’est que ces "pseudo-musulmans" fréquentent les mosquées et semblent craindre Allah le Tout Puissant mais la tartuferie chez ces gens est toujours de mise.


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