La capitale iranienne, Téhéran, et d'autres villes du pays, ont été ciblées par des frappes américaines et sionistes dont une frappe sioniste contre une école pour filles ayant fait 57 martyres et 60 blessées, au moment où les appels à la désescalade se multiplient sur fond de craintes d'une extension de la crise. Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé, dans un communiqué, "une violation flagrante de l'intégrité et la souveraineté" du pays, appelant l'Organisation des Nations unies à assumer ses responsabilités. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismael Bakai, a pressé le Conseil de sécurité de tenir une réunion d'urgence afin de dénoncer les frappes sionistes et américaines contre son pays. Les frappes menées, samedi, par les Etats-Unis et l'entité sioniste contre l'Iran ont suscité de nombreuses réactions à l'international, appelant à la "retenue" et au "dialogue", au moment où l'Iran a fait valoir son droit de défendre son territoire. En réaction au bombardement du territoire iranien, les Gardiens de la Révolution iranienne ont annoncé, dans un communiqué, le lancement d'une attaque de missiles et de drones de "grande envergure" contre l'entité sioniste au moment où la télévision iranienne a indiqué que les forces iraniennes ciblaient les troupes américaines dans la région. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) tiendra, lundi, une réunion extraordinaire, à la demande de la Russie, suite à l'escalade militaire dans le Golfe. La mission permanente de la Russie a demandé à convoquer "une session spéciale du Conseil des gouverneurs de l'AIEA sur des questions liées aux frappes des Etats Unis et de l'entité sioniste contre le territoire de la République islamique d'Iran", indique un communiqué de l'AIEA. Le représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne, Mikhaïl Oulianov, a confirmé cette requête sur les réseaux sociaux. Plus tôt samedi, la représentation iranienne de l'ONU avait adressé la même demande par lettre au directeur de cette agence basée à Vienne, Raphael Grossi. Cette réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs qui représente 35 pays, précédera une session ordinaire déjà prévue, précise le communiqué. Samedi, l'AIEA a appelé à la "retenue" afin d'"éviter tout risque pour la sécurité nucléaire des populations" au Moyen-Orient. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, est mort en martyr dans les frappes américano-sionistes contre l'Iran, ont rapporté des médias iraniens. Ali Khamenei est tombé en martyr dans les attaques menées samedi par l'entité sioniste et les Etats-Unis, selon l'agence de presse Irna et la télévision d'Etat. De son côté, l'agence de presse Fars, citant des sources officielles, a rapporté que la fille du guide suprême, son gendre ainsi que sa petite-fille étaient également tombés en martyrs lors de ces frappes. A la suite de ces évènements, le gouvernement iranien a annoncé un deuil de 40 jours. La capitale iranienne, Téhéran, et d'autres villes du pays ont été ciblées samedi par des frappes américaines et sionistes dont une frappe sioniste contre une école pour filles ayant fait 57 martyres et 60 blessées. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné, samedi, l'escalade militaire au Moyen-Orient après les frappes aériennes menées par les Etats-Unis et l'entité sioniste contre l’Iran, appelant à une cessation "immédiate" des hostilités. "Je condamne l’escalade militaire d’aujourd’hui au Moyen-Orient (...)", a déclaré Antonio Guterres dans un communiqué, appelant tous les membres de l’ONU à "respecter leurs obligations en vertu du droit international, y compris la Charte des Nations unies". Il a souligné que "celle-ci interdit clairement la menace de recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat ou de toute manière incompatible avec les buts de l’ONU". "J’appelle à une cessation immédiate des hostilités et à une désescalade", a-t-il ajouté, avertissant que "ne pas le faire, risque de provoquer un conflit régional plus large avec de graves conséquences pour les civils et la stabilité régionale". A cet égard, il a fortement encouragé toutes les parties à revenir immédiatement à la table des négociations, soulignant qu’"il n’existe pas d’alternative viable au règlement pacifique des différends internationaux". Furieux de la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, des manifestants pro-Iran ont tenté dimanche de prendre d’assaut le consulat des États-Unis à Karachi, au Pakistan, faisant huit morts, ainsi que la zone ultra-sécurisée, hébergeant l’ambassade américaine à Baghdad. L’Iran entame une période de deuil de 40 jours après la mort, dans l’attaque menée conjointement par les Etats-Unis et Israël, du guide suprême qui incarnait depuis des décennies la République islamique. A Karachi, mégapole d’environ 20 millions d’habitants, dans le sud du Pakistan, des centaines de jeunes protestataires ont tenté de prendre d’assaut l’enceinte diplomatique. Une foule a escaladé le portail principal et pénétré dans l’allée menant au bâtiment consulaire, brisant plusieurs vitres. La police a tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants qui se sont dispersés, a-t-on constaté. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient de jeunes gens brisant les vitres du bâtiment principal du consulat tandis que le drapeau américain flottait au-dessus de l’enceinte dont le mur est renforcé par des fils barbelés. «Nous devons rester unis. Aucun pouvoir ne peut nous arrêter», lance un manifestant dans une vidéo. «Nous mettons le feu au consulat américain à Karachi. Si Dieu le veut, nous vengerons la mort de notre chef», lance un autre manifestant alors qu’il filme d’autres personnes qui tentent d’allumer un feu.
Des pays du Golfe ont condamné samedi, lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, les attaques "lâches" de l'Iran les ayant visés, dans une déclaration commune lue par l'ambassadeur du Bahreïn. "Nous tenons le gouvernement iranien totalement responsable pour ces attaques et nous rejetons toute justification ou explication pour justifier ce comportement hostile et la manipulation des règles internationales", a déclaré Jamal Fares Al Rowaie, au nom des pays du Conseil de Coopération du Golfe (Emirats arabes unis, Arabie saoudite, Koweit, Oman, Qatar et Bahreïn) ainsi que de la Syrie et de la Jordanie. La Charte des Nations unies "ne justifie en aucun cas ces attaques lâches", a ajouté le diplomate dont le pays est un des membres élus du Conseil, dénonçant "l'agression gratuite" menée par l'Iran.
Synthèse de B. L.



