Sous quels signes se présentera l'Aïd Al Adha 2026? Comment faire face aux prix exorbitants du mouton du sacrifice sur le marché local? Cette fête religieuse revêt une importance capitale pour les musulmans d’Algérie. Un rituel qui permet aux familles algériennes de s’acquitter de leur part de la zakat pour le bon Dieu le Tout Puissant et faire manger ou nourrir les pauvres ou les familles qui ont en le plus besoin par la distribution de sachets ou de plusieurs kilos de viandes de mouton égorgés emballés. Une pratique bien ancrée dans les traditions de la société algérienne musulmane mais à laquelle cependant il va falloir apporter du soutien, du réconfort, car beaucoup de familles vivant au-dessous du seuil normal ne sont pas capables de s’acquitter de la facture annuelle du mouton de l'Aïd à cause de sa cherté. Un droit religieux pour ceux qui en ont les capacités financières. Qu’en est-il pour ceux qui n’en ont pas ? C’est là ou intervient l’Etat. Permettre à chaque algérien de célébrer convenablement l'Aïd Al Adha est à chaque année le leitmotiv du gouvernement. Pourtant les prix de moutons importés varient sur le marché international, il y en a ceux qui sont excessivement chers et d’autres moins chers. Tout dépend de la capacité pour soutenir le pouvoir d’achat. Mais jusqu’où ira le prix de soutien du mouton importé pour l’Aid 2026 ? Pour éviter la spéculation l’Etat a mis en place des mécanismes de régulation et de contrôle inédit concernant la grande opération de distribution d’un million de têtes d’ovins à l’occasion de la fête de l'Aïd Al Adha 2026. Le gouvernement algérien met les bouchées doubles et s’active à préparer les prochains arrivages des moutons de l'Aïd dans les conditions de transparence et de bonne distribution. Le gouvernement a mis en place un dispositif de contrôle inédit pour cette opération massive. L’objectif principal est de briser la spéculation qui fait flamber les prix chaque année. Contrairement aux années précédentes, le cahier des charges impose désormais un prix de vente final plafonné. Si le prix du mouton sur le marché local peut varier entre 60.000 da au minimum et 150.000 voire 18 .0000 da au maximum, la priorité sera d’en fixer le prix à un niveau plafonné tel que désiré par l’État algérien afin de protéger les moyennes et les faibles bourses de la société algérienne ou du moins d’en maintenir le prix aux alentours de 40 000 DA à 50.000 DA, comme ce fut le cas de l’aïd Al Adha 2025. Une chose est certaine. L’expérience dans l’ensemble réussie des moutons importés de l'Aïd Al Adha de l’année écoulée a montré certaines insuffisances qu’il va falloir remédier. Des travailleurs n’ont pu acquérir leur mouton directement sur leur lieu de travail et ont été sommés de faire des queues au niveau des points de distribution comme aux ports alors que d’autres travailleurs ont carrément décidé de faire impasse sur le sacrifice constatant que leurs employeurs ou entreprises n’avaient pas tenu leur engagement. Tout compte fait, l’Etat a jugé utile de barrer la route aux intermédiaires dans la distribution des moutons. Celle-ci se fera désormais exclusivement via les coopératives publiques spécialisées au niveau de chaque wilaya, les points de vente officiels encadrés par le système de vente «au poids», les services sociaux des grandes entreprises et administrations publiques, permettant aux travailleurs d’acheter directement leur mouton sur leur lieu de travail. Pour garantir ces tarifs compétitifs, le Président Tebboune a ordonné le maintien des exonérations fiscales et douanières sur l’importation de bétail vivant jusqu’au 30 juin 2026. Donc les impositions ou droits douaniers pour les moutons importés de l'Aïd Al Adha, ce qui se répercutera par des coûts plus au moins abordables ou attractifs pour les acheteurs. L’Algérie diversifie alors ses sources pour sécuriser l’approvisionnement. Les favoris sont la Roumanie et l’Espagne pour leur proximité géographique (logistique rapide). L’Irlande et le Royaume-Uni sont également sollicités pour la qualité de leur cheptel. D’autres pistes comme l’Argentine, le Brésil ou le Soudan (sous réserve de stabilité) sont étudiées pour compléter le quota d’un million. Dans une démarche résolument sociale visant à protéger le pouvoir d’achat des ménages, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a acté l’importation massive d’un million de têtes d’ovins pour l’Aïd El-Adha 2026. Cette mesure, annoncée par le Premier ministre Saïfi Ghrieb lors d’un récent Conseil des ministres, marque une étape décisive dans la régulation du marché des viandes rouges, gangrené depuis plusieurs mois par une flambée des prix sans précédent. Face à un cheptel national sous pression, l’État s’impose désormais comme le premier régulateur de la fête du sacrifice. L’opération ne se limite pas à une simple transaction commerciale, elle s’accompagne ainsi d’un cahier des charges technique d’une rigueur absolue. Les services vétérinaires du ministère de l’Agriculture ont été mobilisés pour assurer un suivi « du port au point de vente», avec une exigence de vaccination totale pour chaque tête débarquée sur le sol algérien. Le grand défi réside toutefois dans la distribution. Le gouvernement a ordonné le contournement systématique des circuits spéculatifs traditionnels. La vente sera dédiée aux établissements publics et des coopératives agréées, avec l’installation de points de vente officiels où le prix sera affiché et non négocié. Plus innovant encore, les services sociaux des grandes institutions pourront coordonner des ventes directes aux salariés, une mesure destinée à fluidifier la demande et à désengorger les marchés habituels.
Un million de têtes d’ovins pour l’Aïd El-Adha 2026. Ennemi N°1 : la spéculation
- par B.kamel
- Le 28 Février 2026
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