La Délégation d’El Amir face à un dilemme. Vers une «liste noire» des grands pollueurs?

On aura presque tout vu ou entendu pendant ce Ramadhan mais au point où ce sont les mêmes personnes qui jettent les déchets dans les mêmes points, après un ramassage fait, cela donne des questionnements! Existe-t-il de pollueurs délibérés? Le principe pollueur payeur fondamental en droit et qui permet au citoyen d’assumer ses gestes et les coûts de la vie, suffit-il? Des images vidéo de portables, recueillies sur plusieurs sites à Oran durant ce Ramadhan, montrent un environnement peu reluisant dans certains quartiers intérieurs, tant ce ne sont pas les camions de collecte qui sont en cause mais plutôt l’attitude des pollueurs. Ces derniers reviennent à la charge après chaque opération de ramassage d’ordures comme par exemple la Place «Hoche» à proximité d’«Al Anik» et les petites ruelles et à l’arrière de la rue Mouloud Feraoun. Les pollueurs utilisent ces deux points repères comme dépotoirs et les responsables communaux sont toujours là pour accomplir leur travail. Ces jours-ci du mois de jeûne, une certaine fatigue et un sentiment de désespoir commence à gagner les ramasseurs d’ordures, à force de voir que leurs efforts de routine coulent dans l’eau de surcroît durant le Ramadhan, un mois de piété et de miséricorde. Ils en ont gros sur le cœur. Leur malheur est que les citoyens ne les aident pas. Pourquoi pas les bacs au lieu de jeter par terre, regrettent-ils…. Depuis le début du mois sacré, la rue Mouloud Feraoun et la place Hoche au niveau du centre «Al Anik», les habitants d’immeubles et les commerçants n’hésitent pas à en faire leurs points de prédilection de jet d’ordures malgré l’existence de bacs de collecte. Cette situation a priori répétitive qui s’est répercutée sur l’état des chaussées, des ruelles du centre «Al Anik», devenues des dépotoirs à ciel ouvert, a poussé les responsables de la délégation communale d’El Amir, à lancer une grande opération de nettoyage et de collecte des ordures mais il semble que les récidivistes parmi les pollueurs ont toujours leur mot à dire. Tout compte fait après chaque ramassage quotidien des camions, les mêmes points qui ont été dépollués, reviennent, des heures après, en leur état initial, c’est-à-dire jonchés d’ordures entassées par terre au lieu que ce soit fait dans les bacs. Et à ce niveau, on pourrait probablement penser de «manœuvres» délibérées pour nuire à l’environnement par un jet régulier et permanent des ordures sur ces deux sites, malgré l’existence de bacs. Les responsables communaux sont en train de s’atteler sur des mécanismes pour repérer les pollueurs suspects qui, selon eux, compliquent la tâche aux camions de ramassage par leurs pratiques intentionnelles. Au niveau de plusieurs sites à Oran, des habitants, gérants de café et commerçants ne revoient leur façon de produire et de consommer pour réduire l’émission des déchets ménagers, devenue un point lancinant de l’actualité locale, en plus des gaspillages des produits alimentaires, une chose hallucinante qui tourmente les esprits durant ce Ramadhan malgré tout ce qui a été fait et dit dans le domaine de la sensibilisation. On susurre dans les milieux du secteur urbain Al Amir qu’une plateforme numérique sera mise en place pour suivre et traquer les pollueurs délibéré qui enfreignent le règlement. Cet outil inédit sera utilisé pour la première fois, en cas d’abus d’un habitant ou d’un commerçant pour permettre aux autorités de poursuivre les auteurs. Face aux périls environnementaux, l’heure des comptes serait, peut-être, venue.


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