L’Algérie sécurise ses stocks!

L’Algérie poursuit sa stratégie d’approvisionnement en blé tendre pour sécuriser ses besoins alimentaires. L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a récemment conclu un nouvel appel d’offres, portant sur environ 600.?000 tonnes de blé tendre, à un prix compris entre 259 et 260 dollars la tonne, coût et fret inclus, selon des opérateurs européens cités par l’agence Reuters. Cette acquisition intervient seulement quelques semaines après un précédent achat similaire, ce qui porte le total importé depuis janvier à 1,2 million de tonnes, confirmant l’importance de l’approvisionnement extérieur pour le pays. Selon les négociants, les cargaisons devraient provenir principalement d’Ukraine, de Roumanie et de Bulgarie, l’Algérie ayant de nouveau exclu le blé d’origine française, lors de ce dernier appel d’offres, rapporte ukragroconsult.com. Les livraisons sont échelonnées entre le 16 avril et le 31 mai, avec un ajustement d’un mois pour les cargaisons en provenance d’Amérique du Sud ou d’Australie. La tentative d’acquisition de volumes supplémentaires mercredi n’a pas abouti, les fournisseurs demandant des prix supérieurs à 260 dollars la tonne, jugés inacceptables par l’OAIC. Sur le plan mondial, le marché du blé montre des signes de reprise après une période de prix particulièrement bas. En France, les prix ont récemment augmenté de 10 €/t, bien que la filière reste sous pression, les producteurs peinant à couvrir leurs coûts de production (lafranceagricole.fr). Les récoltes dans l’hémisphère sud, notamment en Argentine avec 28 millions de tonnes, restent exceptionnelles, alimentant l’offre mondiale. Le blé argentin gagne également des parts de marché en Asie, tandis que le blé européen fait face à une concurrence accrue, notamment sur le marché algérien, comme le relaye terre-net.fr. Pour la campagne 2025-2026, le Département américain de l’Agriculture prévoit que l’Algérie importera au total 09 millions de tonnes de céréales, combinant blé et orge, tandis que la production nationale resterait stable autour de trois millions de tonnes. Cette situation souligne la forte dépendance de l’Algérie aux marchés internationaux et la nécessité de suivre les fluctuations des cours mondiaux. Les récentes évolutions du marché, marquées par la hausse des prix sur Euronext et la demande soutenue, pourraient influencer les futures décisions d’achat de l’OAIC et la dynamique des importations, selon des experts. Ainsi, entre stratégie nationale d’approvisionnement et contexte mondial marqué par des surplus et des prix volatils, l’Algérie continue de sécuriser ses stocks pour maintenir l’équilibre entre consommation interne et approvisionnement international.


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