Alors que les grands boulevards de la ville bénéficient régulièrement d’opérations d’embellissement et de réfection, à l’intérieur de plusieurs quartiers populaires, les trottoirs se dégradent dangereusement. Entre dalles cassées, affaissements et absence d’entretien, les habitants dénoncent une inégalité flagrante dans la prise en charge du cadre de vie urbain. Dans de nombreux quartiers de la ville, marcher relève aujourd’hui du parcours du combattant. Les trottoirs, censés garantir la sécurité des piétons, sont dans un état de dégradation avancée : dalles cassées, affaissements, nids-de-poule, amas de gravats et parfois même absence totale d’aménagement. Une situation qui pénalise au quotidien les habitants, notamment les personnes âgées, les enfants et les personnes à mobilité réduite. À Mediouni, Boulanger, Cité Petit, Sanchidrian ou encore à Eckmühl, le constat est le même. Les riverains dénoncent un abandon progressif des espaces piétonniers. Dans certaines rues, les trottoirs sont totalement impraticables, obligeant les passants à marcher sur la chaussée au milieu des véhicules, avec tous les risques que cela comporte. «On ne demande pas du luxe, juste des trottoirs sûrs», confie un habitant de Mediouni. À Eckmühl, une mère de famille explique devoir descendre avec sa poussette sur la route faute de passage praticable. Une réalité quotidienne qui contraste fortement avec l’image soignée des grands boulevards. En effet, sur les principales artères de la ville, les trottoirs sont régulièrement réaménagés, élargis et embellis. Pavage neuf, bordures alignées, éclairage modernisé : tout semble indiquer une priorité accordée aux axes visibles, laissant les quartiers populaires en marge des programmes de réhabilitation. Cette disparité alimente un sentiment d’injustice chez de nombreux habitants. Une ville ne peut se développer harmonieusement si certains secteurs bénéficient d’aménagements modernes tandis que d’autres continuent de se dégrader. Au-delà de l’aspect esthétique, la question est avant tout sécuritaire et sociale. Les trottoirs sont un droit urbain fondamental. Il appartient aux autorités locales de rétablir l’équilibre et d’inscrire ces quartiers comme Mediouni, Boulanger, Cité Petit, Brunie, Les Amandiers, Sanchidrián, Eckmühl et d’autres parmi les priorités des prochains programmes de réhabilitation.



