Il est vrai qu’entre bétail sur pied et constitution de stocks stratégiques en produits alimentaires notamment en viandes blanches, les pouvoirs publics entendent agir sur l’offre pour parer aux hausses des prix et la spéculation à l’occasion du prochain mois de Ramadhan mais rien à faire puisque cela rebelote sur le marché local avec la hausse des prix des légumes, décidée unilatéralement et sans justificatif par les vendeurs depuis trois jours déjà, ce qui semble exaspérer plus d‘un parmi les consommateurs. L’oignon cédé entre 80 et 100 DA, les carottes et les navets, de 75 à 80 DA et les choux fleurs à 100 DA, ont vite tourné le dos à la mercuriale depuis jeudi 12 février au marché de la rue des Aurès (Bastille), le seul vendeur existant, habitué à en proposer à 70 DA le kilo, a écoulé sa marchandise en un temps record, au regard de la forte demande. Depuis deux jours, les ménages s’empressent d’assurer leurs approvisionnements en légumes, redoutant une flambée à la veille du mois sacré. A première vue, tout augurait que cette stabilité des prix des légumes allait durer jusqu’au Ramadhan mais devant la croissance, somme toute inhabituelle, de la demande observée depuis deux jours, certains vendeurs de ce marché ont prétexté une mévente à cause de dernières intempéries. Certes, l’hiver est encore là, les récoltes ont été bonnes mais la consommation a soudainement pris un tournant, au grand bonheur des maraichers qui croient juste d’augmenter les prix des carottes et des navets malgré la surproduction. Apparemment, ce reflexe du consommateur lambda qui a la peau dure à chaque mois sacré, n’est pas prêt de s’estomper malgré toutes les mesures prises comme la sensibilisation contre les gaspillages et l’approvisionnement régulier du marché, tant il est prouvé, aujourd’hui, que c’est toujours la surconsommation qui engendre les flambées. Telle une colle à la peau, le consommateur n’arrive pas à s’en passer. Pourquoi a-t-il toujours son portefeuille qui ne colle pas à la peau? Comment s’en débarrasser?
La surconsommation fait le bonheur des maraichers. Avec 150 DA le kilo, les carottes et les navets battent déjà des records
- par B. Habib
- Le 13 Février 2026
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