Une greffe d’organe est une thérapeutique qui consiste à remplacer un organe humain non fonctionnel par un autre qui peut être celui d’une personne décédée sauf que cette question de transplantation d’organes a été durant longtemps sujet à débat contradictoire et à la controverse des spécialistes. Ces dernières années, forts des amendements introduits à la législation algérienne, les scientifiques consentent à admettre le rôle déterminant des greffes d’organes pour sauver des vies de patients des listes d’attentes dans les hôpitaux. La réussite de la première greffe d’organe réalisée en Algérie en mai 2022 concernant le prélèvement d’un foie et de deux reins d’un patient décédé, pour sauver la vie de trois malades, a ouvert les portes sur les perspectives d’une filière médicale et scientifique dont la finalité est d’aider les patients à survivre à leur pathologie souvent gravissime car due à un dysfonctionnement d’un organe du corps humain. Quels autres organes peuvent être transplantés aujourd’hui ? Qu’en est-il de la greffe du cœur ? Depuis plusieurs années les transplantations des reins avaient connu de francs succès de même que la synchronisation et les placements des piles régénératrices d’une durée de validité de dix ans dans les cœurs pour sauver les malades cardiaques. Du nouveau en Algérie. On peut en effet remplacer carrément un cœur grâce à des techniques de chirurgie innovantes. En effet, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a annoncé officiellement le lancement imminent de la chirurgie de transplantation cardiaque en Algérie au cours de l’année 2026. Une avancée majeure qui s’inscrit dans une stratégie de coopération internationale et de développement de la médecine de pointe. Ce qui marque un tournant décisif pour le système de santé algérien tant il est désormais permis aujourd’hui de transplanter un cœur chez un patient malade grâce à la technologie de pointe. Par la voix de son Secrétaire général, Mohamed Talhi, qui a lu son allocution lors d’une journée parlementaire organisée par le Conseil de la Nation, le ministre de la Santé a confirmé que l’Algérie franchira une étape historique cette année : le début effectif des greffes de cœur sur le territoire national. Pour garantir le succès de ces interventions complexes, le ministère mise sur la collaboration. Ce projet sera réalisé en coordination étroite avec plusieurs pays pionniers disposant d’une expérience avérée dans le domaine de la transplantation d’organes en général, et cardiaque en particulier. Le ministre a souligné que le développement de la transplantation d’organes est une priorité absolue. C’est, selon lui, «l’unique espoir» pour des milliers de patients figurant sur de longues listes d’attente. Outre l’aspect humain, cette souveraineté médicale vise deux objectifs clés : Réduire les coûts exorbitants des prises en charge et des transferts pour soins à l’étranger et moderniser le plateau technique national pour répondre à une demande croissante. Malgré l’ambition affichée, le ministre n’a pas occulté les défis. Ce genre d’opérations délicates exige un personnel médico-chirurgical et un savoir-faire hautement qualifié. Cependant force est de se demander quel sera le nombre de greffes de cœur toléré en une année et est-ce que nous avons les potentialités nécessaires pour répondre à une demande croissante quand les offres de cœur sont réduites ? D’une manière générale, les chiffres actuels montrent un décalage entre les besoins des patients et l’offre de soins. Greffe rénale : Depuis 1986 (date de la première opération au CHU Mustapha Pacha), seules 1 600 interventions ont été réalisées. Cellules souches : Cette activité reste extrêmement centralisée, le centre Pierre et Marie Curie (CPMC) d’Alger demeurant l’unique structure nationale spécialisée dans le traitement des cancers du sang et des anémies sévères par greffe de moelle. Pour inverser cette tendance, un programme national de développement a été mis en place sous l’égide de l’Agence Nationale des Greffes. Ce plan d’action aura pour mission de piloter la montée en puissance de la transplantation dans le pays, avec le lancement de la greffe cardiaque comme fer de lance de cette nouvelle dynamique médicale.
C'est le ministre de la Santé qui l'a annoncé officiellement. Lancement imminent de la greffe du cœur
- par B.kamel
- Le 11 Février 2026
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