C’est en ce mois de Ramadan que fut révélé le Coran en guide (hudâ) pour les hommes (vers la juste voie), et comme preuves évidentes
de la bonne orientation et du discernement. Baqara / Coran
Cela devient naturel, quand l’on sait qu’il y a un seul mois sacré du Ramadhan, mais avec des approches différentes. La plupart des citoyens le considère comme une des coutumes, formant le complexe des traditions caractérisant la société algérienne. En dépit de son caractère et son inspiration religieuse, chaque algérien aurait réussi à se doter d’une idée tout à fait privée dans l’interprétation des enseignements sacrés. A connaitre bien les règles à suivre avant, pendant et après l’expiration du mois, nous n’avons guère besoin de cette fièvre ramadanesque. Au contraire et selon les préceptes religieux, c’est en ce mois qu’en principe les fièvres doivent s’atténuer, afin de laisser la place au recueillement, à l’altruisme, à la compassion. C’est une période de l’année suffisamment longue où l’on devrait normalement se remettre en cause, après onze mois de cavale. Et puisque tout ne marche pas dans l’ordre, suivant une logique, nous nous sommes astreints à voire toutes ces aberrations à travers le prisme de notre propre logique déraisonnée. Toute chose en nous laisse penser à cette déviation par rapport aux injonctions des textes sacrés. C’est une faiblesse de la nature humaine, toujours rebelle face aux impératifs. Agissant en bons connaisseurs du marché, donc ceux observant un culte pour l’argent y voit une occasion à ne jamais rater, afin de profiter au maximum de cette fièvre ramadanesque qui s’empare des gens. Finalement, l’on vient de mettre au point un montage alliant observance religieuse et un ensemble de traditions héritées des anciens… Cela n’empêche pas de trouver, à différents endroits, des fidèles à la foi fervente et à l’observance scrupuleuse, s’efforçant d’être à la hauteur de leurs ambitions. Il n’existe pas de société uniforme ou une société de cyborg…c’est justement la diversité qui donne à la société sa splendeur et sa force. C’est la lutte des contraires qui alimente sa turbine en énergie. Les êtres humains devraient réagir, en tant qu’êtres humains, avec leur faille et leur tare. Nos jugements sont de simples remarques et non des réquisitoires contre tel ou tel comportement. Contre telle ou telle pensée…Il n’y a qu’un seul Être Suprême qui est censé juger ses créatures….



