Fête de la police à Mostaganem. La société civile crée son forum pour un développement harmonieux

De par son potentiel culturel, touristique et naturel, la ville de Mostaganem a toujours eu des ambitions pour se positionner sur un rancking enviable. En effet, cette dernière décennie et en termes de développement il y a eu de grandes réalisations dans divers secteurs. Nonobstant certaines zones, certains aspects du chef- lieu n’ont pas vu passer le développement. De cela, il faut citer l’état inquiétant du patrimoine culturel et historique et les quartiers qu’il abrite. Il faut aussi se préoccuper de certains quartiers défavorisés. Un tel état des lieux a interpellé les acteurs du mouvement associatif pour organiser une rencontre, cette fin de semaine, pour débattre des tenants et des aboutissants de l’incohérence dans le développement de la ville. Plus d’une vingtaine d’associations de divers horizons se sont réunies à ‘’Djunet El Arif ‘’ pour échanger entre leurs acteurs afin d’envisager les possibilités d’accompagner le développement local afin d’assurer à la ville une harmonie pour un futur prospère. Les échanges se sont surtout orientés vers l’attitude inerte des responsables de l’APC et de la Daïra qui, à défaut de concertation avec les acteurs de la société civile locale, se sont égarés. Le débat s’est concentré sur l’état des lieux préoccupant du patrimoine culturel et historique et d’une urbanisation désordonnée qui défigure la typologie architecturale de la ville. Sur un autre volet, le débat s’est amplifié allant jusqu’à signaler amèrement l’état dégradant de certains quartiers, de l’état piteux de la voirie, de l’anarchie dans le transport, de l’environnement, du commerce informel et de ses conséquences, du plan de circulation, du vieux bâti, de la mal vie de la jeunesse des zones exclues, du cadre de vie des citoyens de la ville mais surtout du manque d’une feuille de route concertée. Certains ne s’expliquent pas les raisons pour lesquelles les déblais des opérations’’Buldozzer’’ n’ont jamais été adéquatement pris en charge à l’exemple de Tobbana qui souffre écologiquement depuis sa démolition il y a un demi-siècle.
Aujourd’hui, l’étonnement des responsables associatifs c’est le marasme maladif qui a affecté l’ensemble des élus de l’APC lesquels et Mister Chef de Daïra, face au manque de vision et de plan d’action, continuent à se regarder le nombril comptant sur Monsieur le wali. Ce forum s’installe et ouvre ses portes à toutes les forces vives et acteurs de la société civile de la ville afin de faire bouger les lignes par sa visibilité d’abord ensuite par sa force de proposition. Le fait marquant est que le débat a aussi mis le doigt sur Mr le chef de Daïra qui ne daigne rien voir les incohérences de la seule commune qu’il a à sa charge. Beaucoup d’intervenants se sont exprimés sur la récurrente problématique de la démocratie participative revendiquant une contribution à la concertation sur les affaires qui concernent le cadre de vie des citoyens de la ville. Ce forum constitué œuvrera à l’accompagnement du développement local et surtout à faire prendre conscience aux 14 délégués communaux, à Mr le maire ainsi qu’au chef de Daïra afin d’harmoniser les activités publiques pour un développement durable et concerté.


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