Manger, boire et s’habiller assez pour vivre une journée, est-il désormais possible ? C’est dur mais rien n’est impossible tant l’impact des pratiques sociétales est cette fois considérablement en jeu. Chaque ramadhan est marqué par une surconsommation qui se reflète bizarrement par des quantités très significatives de nourriture et de produits jetés dans les poubelles ! l’origine de ces comportements, des pratiques sociales bien ancrées dans le patrimoine génétique, la peur de la pénurie, tables surchargées, des achats excessifs, des maladies d’estomac et d’indigestion et méconnaissance des besoins réels des familles etc. Pour autant, rationaliser la consommation de ménages pour préserver le pouvoir d’achat et garantir la durabilité de l’approvisionnement en produits, est le leitmotiv des autorités centrales du ministère de commerce intérieur et de la régulation du marché national.
Comment amener le citoyen à se suffire de ses produits d’une journée de consommation sans avoir à en abuser en achats, de quoi provoquer une rupture de produit ? C’est la grande question à laquelle il a été décidé d’apporter des réponses concrètes sur le terrain avec la contribution des médias, des associations et des défenseurs des consommateurs. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la question liée à la consommation en frénésie durant l’année, semble avoir pris terriblement le dessus sur le niveau de conscience et du quotient intellectuel à un point insidieux où les achats s’effectuent parfois en gros voire en quantités immondes alors, sans considération aucune des conséquences sur la durabilité des produits, étant reconnu que la régulation d’un marché de consommation ne s’opère pas uniquement par les textes et les mécanismes mais aussi par la promotion de la culture de lutte contre le gaspillage, une approche qui fait partie intégrante de la stratégie nationale du ministère de commerce. Visiblement les choses vont pouvoir changer. Les pratiques consistant durant les ramadhans aux pertes sèches en pain du jour et autres produits confectionnés dus aux achats abusifs et exagérés sont dans le viseur de la collectivité ministérielle. Le directeur central au ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Noureddine Haridi, a annoncé ce mercredi, lors de son intervention à l’émission «L’invité du jour» diffusée sur la chaîne 3 de la prolongation de la campagne nationale de lutte contre le gaspillage durant le mois de Ramadhan jusqu’au troisième jour de l’Aïd El-Fitr. Lancée sous les slogans «La disponibilité des produits est garantie, la rationalisation de la consommation est votre choix» et «Le Ramadhan est un mois sacré, n'en faites pas une course au gaspillage», cette vaste campagne vise, selon lui, «à ancrer une culture de consommation consciente, à renforcer les comportements responsables et à préserver le pouvoir d’achat du citoyen durant ce mois sacré». Selon M.Haridi, «la campagne sera déployée à grande échelle dans l’ensemble des espaces publics, les grandes surfaces commerciales, les établissements scolaires et universitaires, ainsi qu’à travers des journées d’études et de sensibilisation», ajoutant que «l’objectif est de rationaliser la consommation, d’éviter les pratiques excessives et de lutter contre le gaspillage alimentaire, particulièrement accentué durant le Ramadhan». Le programme prévoit également «la diffusion de spots publicitaires à la radio et à la télévision», «l’envoi de messages de sensibilisation par SMS», ainsi que «des publications pédagogiques expliquant les bonnes pratiques de consommation», précisant qu’«une attention particulière sera accordée à l’explication des textes de loi relatifs à la consommation hygiénique et à la protection du consommateur, afin de renforcer la conscience citoyenne et le respect des normes en vigueur». Aussi, indique M Haridi, «à partir de la semaine prochaine, cette campagne sera intensifiée à travers une coordination élargie avec plusieurs ministères concernés et les associations de protection des consommateurs», affirmant que cette synergie vise à garantir «une approche globale et durable», reposant sur «la sensibilisation», «la prévention» et «l’action de terrain». M. Haridi a également souligné l’importance des rencontres de sensibilisation et scientifiques organisées dans ce cadre, les qualifiant d’«opportunité pour renforcer la complémentarité entre la référence religieuse et l’approche économique». Ces rencontres permettent, selon lui, d’harmoniser les finalités religieuses avec les politiques publiques, en vue de bâtir un modèle national de consommation fondé sur la raison, la solidarité et la durabilité, préservant à la fois l’équilibre de la société, la flexibilité de l’économie et la dignité du citoyen.
En prévision du mois de Ramadhan. Grande campagne contre le gaspillage
- par B.kamel
- Le 04 Février 2026
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