Stratégie nationale de lutte contre le cancer. Prévention, dépistage et diagnostic précoce

Comment éviter d’avoir un cancer? Un tel plan n’a pour objectif que la réduction de la mortalité de patients atteints de cancer et l’amélioration du niveau de vie et de la prévention contre les risques aggravants tels le tabagisme et l’obésité. Echelonné sur la période 2022-2030, le Plan national de lutte et de prévention contre les maladies cancéreuses repose en fait sur plusieurs axes stratégiques. Souvent, il est recommandé de réduire le tabagisme ou d’arrêter de fumer, de modérer sa consommation d’alcool, d’observer une alimentation saine et équilibrée, faire du sport et boire beaucoup d’eau mais pour peu que l’individu en dispose les aptitudes nécessaires, ce qui impose la sensibilisation et la prévention. Il est vrai que l'Algérie a adopté une stratégie nationale globale de prévention et de lutte contre le cancer, qui lui a permis de réaliser des acquis importants en application des orientations du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
Une décision conforme à son engagement d'assurer des soins de qualité au citoyen. Dans le cadre de cette démarche, la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, installée par le Président de la République le 4 février 2024 (Journée mondiale contre le cancer), veille à appliquer cette stratégie, basée sur la prévention, le dépistage et le diagnostic précoces pour améliorer le parcours du patient, la formation et la recherche, l'objectif étant de réduire les taux d'atteinte et d'augmenter les chances de survie. Mais quels en sont pour autant les nouveaux mécanismes mis en place pour améliorer la qualité de la prise en charge de cancéreux? Le Plan national de lutte contre le cancer prévoit des solutions dans ce registre précis. Cela consiste par un diagnostic précoce que beaucoup de personnes, atteintes d’un âge avancé, ont tendance à négliger du fait que la corrélation entre l’âge d’un malade et la progression de sa maladie, est aujourd’hui prouvée scientifiquement. Cela renvoie implicitement à se poser la question de savoir si un malade de 25 ans et un autre de 50 ans ont-ils la même résistance, la même chance de survie?
Le président de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, le Pr Adda Bounedjar, a indiqué que l'Algérie recense plus de 55.000 cas de cancer par an. Ce qui l'a amené, selon lui, à renforcer ses efforts pour faire face à cette maladie. Le professeur a en plus souligné l'importance du diagnostic précoce pour préserver la vie du malade mais a aussi mis l’accent sur les efforts considérables déployés. L'Algérie a réussi à atteindre un taux de 50% de dépistage au premier stade de la maladie et ambitionne d'atteindre 60% en 2030, conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui considère que l'efficacité de tout programme dépend du diagnostic précoce, des délais de prise en charge et de l'examen du cas par au moins 03 médecins spécialistes. Le Pr Bounedjar a fait observer également que le taux de diagnostic du cancer du sein à un stade avancé était estimé à 40 % en 2000, contre 18 % actuellement, ce qui constitue un indicateur positif à l'actif de l'Algérie qui œuvre à réduire ce taux à moins de 10 %, précisant que l'âge moyen d'atteinte est passé de 47 à 52 ans. Parallèlement, la stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer repose sur la prévention en tant que pilier fondamental pour éviter la maladie. Celle-ci englobe la réduction de l'obésité, la lutte contre le tabagisme, l'amélioration de l'activité physique, une alimentation saine, en sus de la vaccination contre les cancers induits par le papillomavirus humain, à l'instar du cancer du col de l'utérus. Dans ce cadre, le président de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer a révélé que l'Algérie s'emploie à lancer prochainement une campagne de vaccination contre certains types de cancer, cette mesure ayant démontré son efficacité dans de nombreux pays. Pour ce qui est de l'amélioration du parcours du patient, l'Algérie veille à sensibiliser à l'importance du dépistage et du diagnostic précoces et à assurer un protocole thérapeutique clair pour les patients, en veillant à garantir la disponibilité des médicaments, de la chirurgie et de la radiothérapie, jusqu'aux soins palliatifs.
Elle s'emploie également à renforcer la formation dans plusieurs spécialités connexes et à développer la recherche scientifique dans le domaine de la lutte anti-cancer.


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