«Il va me tuer»: des appels à l’aide restés sans réponse. Cet SOS était lancé par la jeune victime, des appels au secours à tous ceux qui voulaient l'entendre parce qu'elle était convaincue qu'il allait lui porter, un jour ou l'autre, le coup fatal et atteindre avec sauvagerie à sa vie et à ses rêves de fille studieuse qui se révolte contre la violence. La population de Sidi Akacha, dans la wilaya de Chlef, a été secouée par un crime abject, commis par un père de famille au comportement douteux et suspect, un islamiste dangereux. La victime est sa propre fille, Asma Oumaima Moumna, une adolescente sans problèmes, pieuse et sage, âgée à peine de 16 ans. Elle s'est toujours plainte des violences extrêmes subies par ce père indigne. Elle gisait dans une mare de sang, après avoir été ligotée puis achevée sauvagement et cruellement par son propre père. Mais qui l'a secourue? Il s'agit d'un homicide volontaire avec préméditation puni et réprimé par le code pénal algérien. L'assassin présumé de la jeune adolescente est un récidiviste, connu des services de sécurité et qui a déjà purgé une peine de 06 mois de prison fermes pour violence infligée à sa fille alors qu'il la battait violemment. Il a été arrêté, présenté et écroué par le procureur du tribunal de Ténès dans la wilaya de Chlef. La victime a rejoint la longue liste des victimes de féminicide, livrées à elles-mêmes. Le récidiviste, une fois libre, commet l'irréparable: il a sauvagement assassiné sa progéniture à coup de hache, lui assénant plusieurs coups dans ce corps frêle et affaiblit par la peur d'une petite adolescente de 16 ans. Quel tort a-t-elle commis pour être exécutée de la façon la plus abjecte? Les témoignages restent bouleversants. La mère de la victime raconte les péripéties de ce crime abject et prémédité par le bourreau qui n'est autre que son époux. On est en droit de s'interroger : que font les associations de protection des femmes et enfants contre la violence? L'absence de sensibilisation par ces associations plonge les victimes de violence dans une peur inexplicable, par souci d'être exécutées par leurs bourreaux. Depuis 2024, il a déjà été enregistré au total 30 féminicides. L'on s'interroge devant ce crime: comment renforcer la protection des mineurs face à des individus dangereux?
Assassinat de la jeune Asma Oumaima Moumna. Le père meurtrier écroué par le procureur du tribunal de Ténès
- par Nadira FOUDAD
- Le 03 Février 2026
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