La «délocalisation» des élèves d’une école primaire à Hassian Taoual, à des distances assez éloignées, et qui auraient à subir des déplacements effectués à pied sur un tronçon de 1,5 km à proximité d’une autoroute, est vivement contestée par leurs parents, en ce sens qu’elle peut avoir un impact certain sur le plan de la sécurité de la communauté scolaire des enfants déplacés. C’est néanmoins regrettable ce qu’ont dit les parents d’élèves de l’école «Belazreg Kada», de voir leurs enfants déplacés suite à une mesure d’urgence vers un autre établissement sis à des centaines de mètres et dépourvus selon de commodités nécessaires, du fait que leur école aurait été reconvertie en un CEM. Devant cet état de fait, ces parents se sont rassemblés, mardi, devant le siège de la Direction de l’Education de la wilaya d’Oran, en signe de contestation de la décision de la délocalisation de leurs enfants, réclamant ainsi une solution en vue de permettre à leur progéniture de regagner les bancs de classe, après plusieurs jours d’arrêt. Accompagnés de leurs enfants, les parents concernés ont demandé à voir les responsables du secteur mais on leur aurait signifié de revenir ce mercredi. «Au lieu de se sentir en sécurité et préparer leur avenir, nos enfants et nos filles surtout sont contraints de faire quotidiennement un trajet à pied de 1,2 km à proximité d’une autoroute, pour rejoindre le nouvel établissement, ce qui pourrait avoir de répercussions notamment sur le plan de la sécurité routière des élèves et du décrochage scolaire qui peut dissuader les filles d’aller à l’école à cause de la réticence de leurs parents ou familles», nous a confié un parent, avec ses deux enfants, rassemblés devant le siège de l’Académie. «Expatrier» des enfants d’une école interne vers un établissement aussi lointain pour que leur école soit utilisée comme CEM, représente un risque qui à tendance à compromettre la qualité de l’enseignement requis, avec cette mesure qui intervient à quelques jours du mois de Ramadhan», a rétorqué un autre chef de famille concerné. Les parents se sont dits en plus «surpris» par le timing d’une telle mesure qui ne tombe pas à point nommé et qui selon eux, n’arrangerait en aucun cas leurs affaires, ni l’avenir de la scolarité de leurs enfants à court et à long termes.
Rassemblement devant le siège de la Direction de l’Education. Quand la «délocalisation» tourne à la contestation
- par B.kamel
- Le 03 Février 2026
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