Le militant associatif Otman Douidi s'insurge. «La diaspora condamne la dérive de France 2»

«Ce qu’a fait la chaîne dépasse les limites de la bienséance liée à la liberté d’expression. Comment une institution médiatique officielle peut-elle tomber dans une telle dérive et s’écarter des principes de neutralité, en donnant le micro et en ouvrant une tribune à une personne égarée, en fuite et recherchée par la justice ? Ce type de discours sème la haine et ne peut en aucun cas être justifié au nom de la liberté d’expression. Il révèle une contradiction flagrante avec les véritables limites de la liberté d’expression et du travail journalistique». C’est par ces termes que le militant associatif Otman Douidi, résidant en France, a entamé son propos lors de l’entretien accordé à notre quotidien. Il a affirmé que ce reportage dépasse toutes les règles de l’éthique professionnelle et que ce qui a été diffusé constitue une insulte à l’audiovisuel, en totale contradiction avec les principes de l’État de droit. Il ne s’agit là que d’une forme de désinformation médiatique, à travers l’ouverture d’une tribune visant à porter atteinte à la personne du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, par des déclarations indignes. Selon notre interlocuteur, issu d’une famille révolutionnaire, Otman Douidi, ainsi que les autres personnes dont notre quotidien a recueilli les avis, le reportage diffusé par la chaîne France 2, le 22 janvier de l’année en cours 2026, a suscité la colère des Algériens de la diaspora, qui ont fermement condamné son contenu creux. Ils l’ont qualifié de monstruosité médiatique et de tissu de rumeurs malveillantes, traduisant une chute sans précédent des traditions et des usages journalistiques, ainsi que des manœuvres et des complots ourdis contre leur pays d’origine, l’Algérie du combat et de la lutte. Le militant Othmane Douidi a ajouté que ce reportage est profondément insultant et qu’il contribue à alimenter le sentiment de malaise déjà ressenti par les citoyens des deux rives de la Méditerranée. Avec beaucoup d’amertume, notre interlocuteur s’est interrogé sur les véritables intentions derrière ce reportage, se demandant comment un fait criminel, aussi condamnable soit-il, peut bénéficier d’une telle importance médiatique, alors que des pans entiers de l’amitié algéro-française, qui remonte à plusieurs décennies, ainsi que les intérêts communs entre les deux pays, à travers des millions de compétences croisées, sont passés sous silence. Dans le même contexte, l’ensemble des compatriotes vivant à l’étranger ont exprimé leur étonnement et leur incompréhension face à cette chaîne, qui a choisi de braquer les projecteurs sur une affaire isolée liée exclusivement aux actes d’un individu égaré, en fuite devant la justice, qui prétend faussement s’arroger le droit de défendre par la violence l’honneur d’une patrie qui le rejette et le vomit, lui et ceux qui lui ressemblent.


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