Algérie-France: Que peut Royal ?

Mme Ségolène Royal, une femme d’Etat française, très présente sur l’échiquier politique de l’hexagone, a été reçue par le président de la république Mr A.Tebboune. Donc, l’on n’a guère besoin de chercher les raisons et les mobiles de cette visite, qui vient dans un moment caractérisé par une crise exceptionnellement forte entre l’Algérie et la France, peut- être la plus grave du genre, depuis l’indépendance du pays. Mme Royale est une socialiste, comme son ex-époux et ex- président Hollande. Elle ne fait pas partie de la francosphère des extrémistes de la droite et des nostalgiques de «l’Algérie française», Retailleau, Driencourt, Le Pen et compagnie, ayant déclaré une guerre médiatique ouverte à l’Algérie. C'est-à-dire, cette catégorie de ratés politiques qui rêvent de régler les comptes à l’Algérie indépendante. Mme Royal appartient à cette minorité de la classe politique française qui ne cesse de reconnaître et par conséquent de condamner les crimes crapuleux du colonialisme français en Algérie. Elle est également parmi les rares français ayant reconnu que l’Algérie n’était pas un «nomenland» ou une contrée grouillant d’une espèce de sauvages, sans civilisation. Dans un article publié sur un site internet, Mme Royal avait reconnu que l’Algérie vivait, avant l’arrivée des français, sous la bannière d’un État politique dont la souveraineté était reconnue et ayant conclu une série de traités et d’accords avec le Royaume de France de l’époque y compris avec le gouvernement du Directoire pendant les événements de la prestigieuse révolution française. Nous l’avons dit et redit chaque fois que l’occasion se prêtait, que les Algériens n’ont pas de problèmes avec la France et les Français tant que les lignes rouges du respect mutuel ne sont pas transgressées… et quand les lignes rouges sont transgressées, il faudra donc s’attendre au pire des choses. Aucun chantage ne saurait nous dissuader ! Ni celui des millions d’émigrés algériens installés en France. Ni celui de nous faire brimer, en poussant certaines catégories de faux algériens serviles et dociles, à foutre la pagaille dans le pays. Le problème, le vrai des relations algéro-françaises est le produit conséquent d’une politique de renvoi des différends aux calendes grecques. L’on avait assez misé sur le temps qui n’était pas malheureusement capable de résoudre les différends qui, au contraire, s’accumulaient et s’aggravaient avec le temps. Ces derniers, une fois non résolus ou mal résolus vont finir dans des situations graves à l’instar de la crise actuelle.


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