Quand la nature se déchaîne

Quand la nature se déchaîne accompagnée de ses effets destructeurs! Et surtout, quand le laisser-aller fait en sorte qu’il n’y ait pas de mesures concrètes, visant à contenir ces effets néfastes. Ce sont –à vrai dire- nos réactions vis-à-vis de cette nature qui grogne, pouvant transformer les bienfaits de la nature, en une vraie malédiction. Justement, c’est ce qui s’est passé chez nous, la semaine dernière, pendant laquelle des massacres ont été enregistrés un peu partout, dans les différentes wilayas du pays où les pluies torrentielles avaient causé des dégâts. C’était une épreuve sérieuse pour les responsables locaux et même ceux de la haute sphère. Ce sont ces moments difficiles de catastrophes naturelles: inondations, séismes, incendies, affaissements de terrain. Certains croient que le problème n’est pas dans la qualité professionnelle des responsables dont il y avait, pas mal d’entre eux qui sont réellement, compétents et intègres …Le mal devrait se trouver, selon eux, dans les lois organiques qui devraient délimiter avec précisions et sans sens évasifs, les articles stipulant les devoirs, les missions et les prérogatives de chaque niveau de responsabilité.. Un maire (avec toute une Assemblée Populaire Communale) qui exerce au moins, un mandat, vient et part sans que personne n’ose lui demander des comptes. C’est-à-dire, ce qu’il avait réalisé pendant sa législature et ce qu’il avait raté. Même avec la promulgation du nouveau Code de la Commune, les tares et les insuffisances demeurent facilement remarquables telles  purger les avaloirs, les caniveaux ou en créer d’autres afin de faciliter l’évacuation des eaux pluviales. Également nettoyer les oueds qui sont devenus des vraies décharges publiques n’est pas la mer à boire. Ces voies et ces canaux prévus pour les évacuations, une fois bloqués, peuvent facilement dégénérés vers des catastrophes telles que nous les avons vécues, depuis le commencement de la grande giboulée, non sans grande déception, à plusieurs endroits, sur l’ensemble du territoire national. Cependant, monsieur laisser–aller est constamment là, afin que l’on laisse tout aller … Pendant les années passées, la sécheresse ou l’insuffisance des taux de pluviométrie, les tares sont camouflées! Alors, comme dit plus haut, les inondations se manifestent afin de mettre à nu ou à l’épreuve les compétences et les qualifications des responsables locaux… Et pourtant, nous avons l’habitude de vivre des catastrophes graves. Ainsi nous devrions, en principe, apprendre les leçons du passé…chassez le naturel et il revient au galop!!


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