Les pluies diluviennes sont de retour dans le pays dès lors que ressurgit la lancinante question de prévention et de la prise en charge du phénomène récurrent des remontées des eaux et de l’asphyxie des axes routiers. Depuis quelques jours déjà les pluies fortes ne cessent de faire parler d’elles en Algérie. Les conséquences potentielles pour le pays incluent en effet des cumuls de pluie excédant parfois les 120 mm accompagnés souvent de vents violents soufflants. Pour cela, le ministère de l’Intérieur a décidé de réactiver le plan Orsec et les cellules de crise dans plusieurs wilayas exposées au risque d’inondation pour prévoir le risque des crues et de la remontée des eaux. Le ministère de l’Intérieur a annoncé le déploiement d’un dispositif de crise d’envergure. Vigilance oblige, les efforts sont multipliés pour parer aux remontées des eaux en cas de fortes précipitations inter marquées par des vents orageux. Une météo extrême a été annoncée pour la journée du 21 janvier avec des pluies dépassant les 120 mm. Plusieurs wilayas concernées ont pris les devants. Tout compte fait, entre montée des eaux et axes routiers submergés ou carrément coupés à la circulation automobile, les autorités se déploient pour y faire face en multipliant les interventions sur les terrains pour sécuriser les populations. Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a officiellement réagi, mardi, via un communiqué officiel annonçant la réactivation des cellules de veille et de suivi en urgence pour coordonner les interventions sur le terrain, avec pour objectif prioritaire de garantir une réactivité totale face aux caprices du climat. Cette mobilisation intervient alors que les services météorologiques ont enregistré des pics de précipitations atteignant localement les 120 mm. Ce qui a eu pour effet de provoquer des crues subites d’oueds et paralyser la circulation sur plusieurs tronçons névralgiques. Des phénomènes d’intensité exceptionnelle pourraient surgir, une vigilance accrue s’impose et des appels sont lancés aux citoyens afin de respecter les consignes de sécurité émises par le ministère de l’Intérieur et la protection civile. Pour ce qui est des citoyens, ils doivent impérativement éviter de se déplacer durant les intempéries. Sur le front, depuis l’avènement des intempéries, les autorités ont mené sans relâche les opérations de dégagement des routes bloquées ou obstruées par les pluies et la neige. Ils n’ont pas lésiné d’ailleurs sur les moyens légers ou lourds, mobilisant ainsi l’ensemble des ressources humaines et matérielles disponibles. Les services compétents s’attellent sans relâche à la réouverture des routes obstruées, à la sécurisation des zones d’habitation menacées et à une surveillance accrue des «points noirs» afin de prévenir tout incident majeur. Parallèlement, le déclenchement des plans d’organisation des secours (ORSEC) a permis d’instaurer des mesures préventives rigoureuses pour la protection des citoyens et de leurs biens. Face à la persistance des risques, le ministère a renouvelé son appel à la vigilance citoyenne. Les autorités exhortent la population à limiter ses déplacements au strict nécessaire et à s’éloigner impérativement des cours d’eau ainsi que des zones basses. En cas de situation périlleuse, les numéros de secours restent opérationnels en permanence. Il s'agit du «10 21» pour la Protection civile, du «15 48» pour la Sûreté nationale et du «10 55» pour la Gendarmerie nationale. La capitale n’a pas été épargnée. À Baraki, un incendie s’est déclaré sur plus de trente compteurs électriques dans un marché suite à des infiltrations, tandis que des chutes d’arbres ont écrasé des véhicules à Oued Koreiche et entravé la circulation à Kouba. À Blida, c’est le mur d’une polyclinique à Ouled Yaïch qui a cédé sous la pression des eaux, heureusement sans faire de blessés. À Tipasa, le wali Mohamed Amine Benchaoulia a personnellement supervisé l’activation du plan d’organisation des secours (ORSEC). Les interventions consistent surtout à débloquer les routes et la sécurisation des habitants tout en maintenant un suivi des points noirs régulièrement exposés aux risques d’inondation. Les autorités assurent suivre la situation de près afin de limiter les conséquences des intempéries. Par ailleurs, la Protection civile a été sollicitée pour plusieurs interventions dans différentes régions et wilayas du pays. Ces opérations ont concerné des inondations d’habitations, des routes devenues impraticables et des actions de prévention pour protéger les populations exposées. Face à la persistance de ces conditions météorologiques, les autorités appellent les citoyens à faire preuve de la plus grande vigilance. Il est recommandé d’éviter les déplacements sauf en cas de nécessité, de s’éloigner des oueds et des zones basses, et de signaler immédiatement toute situation dangereuse aux services de secours. La prudence reste essentielle afin d’éviter de nouveaux drames. Il faut savoir que le bassin occidental de la Méditerranée est en proie à une vive inquiétude. Le cyclone méditerranéen «Harry» s’approche des côtes algériennes, transportant avec lui des vents violents et des pluies diluviennes. En effet, l’Afrique du Nord traverse actuellement une phase de fortes turbulences atmosphériques. Selon le réseau Arabia Weather (Ajwaa Al-Arab), l’œil du cyclone Harry s’est formé de manière spectaculaire, générant des conditions extrêmes. Ce système dépressionnaire profond est alimenté par une remontée d’air chaud et humide des zones tropicales, entrant en collision directe avec une masse d’air froid dans la haute atmosphère.
Pluies diluviennes, neige et vents violents. Plan ORSEC face aux intempéries
- par B.kamel
- Le 21 Janvier 2026
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