Le Gouvernement est interpellé à revoir les dispositions du Code de la route qui a causé un énorme préjudice financier à notre économie dû au débrayage des transporteurs. Le Satisfecit des représentants de ces 07 syndicats dont des Fédérations et Syndicat National des Taxieurs affiliés à l'Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA) et à l'Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens (UGCAA) et au CREA, était de rigueur après leur rencontre avec le président du Sénat, pour amorcer la crise et le différend les opposant au ministre du Transport sur le code de la route et la problématique du gasoil. En effet, les syndicalistes ont assuré que le projet de loi relatif au code de la route n'a pas encore été tranché de manière définitive. Cela suppose après cette entrevue avec le président de la Chambre haute que tous les espoirs sont permis et qu'une solution définitive est envisageable. Le gouvernement via son ministre du Transport est interpellé à une révision du document adopté par les deux Chambres parlementaires, en dépit de l'opposition des partis islamistes à l'APN. Les syndicalistes ont salué dans leur déclaration commune, rendue publique et publiée sur les toiles et réseaux sociaux, la prise en considération effective de leurs préoccupations et de leurs doléances par les hautes autorités du pays et à leur tête le Président Tebboune. Les représentants des Syndicats du secteur des Transports qui ont contesté la hausse des carburants, ont également exprimé leurs vifs remerciements à l'ensemble des parties ayant "œuvré dans un véritable esprit patriotique, pour contrecarrer les tentatives visant à semer la confusion au sein des transporteurs". Ils ont, en outre, mis en avant leur confiance dans les institutions de l'Etat, appelant l'ensemble des transporteurs à reprendre leur activité, sans oublier la nécessité de placer l'intérêt supérieur de la nation au dessus de toute autre considération. La grogne des transporteurs a eu des répercussions dramatiques sur l'économie soit des pertes qui se chiffrent à des milliards. Pour apaiser ce climat de tension entre transporteurs et ministre du Transport, le second homme de la République qui est le président du Sénat, a tenté de trouver une issue honorable à ce bras de fer par déblayer le terrain et écouter les cris de désespoirs des antagonistes. En effet, Azzouz Nasri est venu à la rescousse par revoir la situation jugée électrique, prévalant dans le secteur des transports. En effet, le Sénat s'est basé sur l’article 145 de la Constitution, et sur le «chapitre trois» de la loi organique n°16-12 qui définit l’organisation et les travaux de l’Assemblée Populaire Nationale et du Conseil de la Nation ainsi que les relations fonctionnelles entre eux et le gouvernement. Le mécanisme préconisé dans les articles 88 à 98 de cette loi, est une voie juridique intelligente pour sortir de l’impasse, trouver une solution au bras de fer comme cela a été le cas en 2023 avec les lois sur les médias, la protection des terres domaniales et des forêts et l’octroi de terres domaniales pour l’investissement. Les deux présidents des deux Chambres parlementaires jouent le rôle de médiateur pour trouver un dénouement au conflit opposant le ministre du Transport aux transporteurs, pour un arrêt définitif de cette grève qui a paralysé le pays. Le gouvernement demande la convocation d’une commission paritaire composée de dix membres de chaque Chambre dans un délai maximum de quinze jours, dans le but de proposer un nouveau texte relatif aux dispositions litigieuses. Celle-ci concerne le passage par la commission paritaire pour traiter et réviser les dispositions problématiques de ce projet. Dans leurs déclarations, à l’issue de l’audience qu'il leur a accordée, jeudi dernier, M. Azzouz Nasri, au siège du Sénat à Alger, les représentants des différents syndicats des transporteurs ont salué «la prise en charge de leurs préoccupations par les hautes autorités du pays».
Code de la route. Le OK du Sénat et la sagesse des syndicalistes
- par Nadira FOUDAD
- Le 10 Janvier 2026
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