Budget du tourisme pour 2026. Une enveloppe de 15,5 à 16 milliards de DA

Le budget 2026 pour le tourisme en Algérie, inclus dans la Loi de Finances, vise à dynamiser le secteur avec des mesures spécifiques, incluant le soutien à l'allocation touristique, des investissements dans les infrastructures (comme l'esplanade de la Mer à St-Jean-de-Monts (pour les projets locaux), et des ajustements fiscaux pour les plaisances nautiques, le tout dans un contexte budgétaire global important (plus de 17.000 milliards de dinars). Le budget alloué au secteur du tourisme dans la Loi de Finances (LF) 2026 en Algérie, et adopté récemment par les deux Chambres parlementaires, se concentre sur le développement des Zones d'Expansion Touristique (ZET,) avec une enveloppe de 15,5 à 16 milliards de dinars algériens liée à des projets de développement local, comme la levée du gel sur certains projets en Algérie.
Les ZET sont stratégiques pour le développement touristique de l'Algérie, permettant de concrétiser des projets d'investissement dans le secteur et de renforcer l'attractivité du pays, en particulier pour le tourisme intérieur. Ce budget est alloué pour l'aménagement des sites, le soutien de 85 projets touristiques et la création d’emplois, dans le cadre d'une stratégie nationale ambitieuse pour atteindre 08 millions de visiteurs d'ici 2028, malgré un budget national global conséquent (plus de 17.000 milliards de DA). Le budget alloué au secteur du tourisme, dans le cadre de la Loi de Finances (LF) 2026 en Algérie, s'inscrit dans une stratégie économique plus large avec des efforts pour la diversification de l'économie, le soutien des infrastructures et l'encouragement de l'investissement local, y compris dans le tourisme via des mesures fiscales. Les dispositions spécifiques incluent des allocations touristiques maintenues, des efforts pour améliorer Air Algérie, et des incitations pour les projets d'investissement, avec un budget global en croissance pour l'Algérie. A cet effet, les avis restent mitigés entre antagonistes et protagonistes parmi les hôteliers, les responsables au tourisme et les experts. Ils sont unanimes quant au budget jugé insuffisant mais conséquent, alloué par la LF 2026 pour le secteur du tourisme. Pour eux, ça peut suffire, en fonction de la vision et des stratégies qui en découlent, soit un financement qui s'étalera à plus de dix ans. En effet, pour booster le tourisme, disent-ils, il faut d'abord améliorer le secteur du transport et surtout les conditions des transports (moyens et infrastructures) et tous types confondus. Il faut aussi entretenir les sites culturels, moderniser les stations thermales, créer les stations balnéaires, revoir les tarifs des transports, de l'hébergement, sans oublier de former les personnels et la ressource humaine. C'est insuffisant, affirment certains par rapport à ce budget. Ils considèrent qu'il faut travailler beaucoup sur le secteur de tourisme et sur son dysfonctionnement et plus précisément sur le tourisme local et le tourisme saharien par former des cadres professionnels et des gestionnaires efficaces et crédibles dans ce secteur et surtout qui maîtrisent les langues étrangères (anglais, français, espagnol, italienne, allemand, russe, et chinoise en Algérie et à l'étranger) pour se mettre au diapason, eu égard aux mutations géopolitiques et géostratégiques universelles. C’est un signal politique positif et un premier levier, surtout pour l’aménagement des ZET et l’envoi d’un message de confiance aux investisseurs, nous affirme l'expert Noureddine Ferragh. Mais rapporté à l’ampleur des défis du secteur (infrastructures, qualité des services, formation, promotion internationale, transport, digitalisation), ce montant qui est le budget alloué par la LF 2026, reste limité. En réalité, précise notre interlocuteur, ce n’est pas le chiffre qui compte le plus, mais la manière dont il est utilisé par le ciblage des projets, rapidité d’exécution, gouvernance, et capacité à attirer des investissements privés complémentaires.
En conclusion, ce montant plafonnant les 16 milliards de dinars, c’est un bon début, mais le tourisme algérien ne décollera réellement qu’avec une vision globale, durable et des moyens bien plus conséquents, étalés dans le temps et accompagnés de réformes structurelles. Pour Noureddine Ferragh, professionnel et expert en tourisme, l'enveloppe plafonnant les 16 milliards de dinars pour le tourisme, «ce n’est ni négligeable, ni suffisant», conclut-il.


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