Saïda. La rue meurt sans... la rumeur

A Saida, comme partout ailleurs dans le pays, le téléphone arable va bon train. Certains l'emploient comme toile de fond pour arriver au but qu'ils cherchent. A ces gens-là, nous leur rappelons ce que Jean Cocteau avait dit un jour: "Nos miroirs devraient réfléchir longtemps avant de nous envoyer nos images". Il faut dire aussi que certains responsables et élus qui se reconnaissent, savent que rien n'est bon, pas pour eux, que d'anticiper la mise en application d'une décision ou d'une mesure officielle, en lâchant au sein de l'opinion publique des informations invraisemblables qui doivent faire office de rumeurs mais qui, en réalité, préparent le terrain au pouvoir, bloquant afin de mettre ses desseins inavoués et inavouables. Et à ce titre, les sujets de discussion enflamment les cafés de la place publique qui grouillent de monde en cette période de forte canicule. Et là, chômeurs, fonctionnaires et étudiants s'adonnent à ce sport favori qu'on appelle "Techrak el-Foum". Cela nous donne l'impression que ces gens-là ont perdu leur boussole et plongent malgré eux dans la plus sombre des schizophrénies donnant lieu à tous les délires. Toute cette folie a pour but uniquement de se faire connaître auprès de l'opinion publique et aussi pour se rapprocher des officiels. Ce comportement nous fait rappeler l'histoire de "la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le bœuf" mais ils oublient que les observateurs les mieux avertis ne sont pas dupes. A Saïda, rien ne se cache et tout se sait ! Il serait plus judicieux à ces propagandistes à 02 sous de s'occuper des choses sérieuses au lieu de semer le trouble dans les esprits des citoyens déjà fragilisés par la hausse des prix. Il ne faut pas jouer au riche quand on n'a pas le sou, ni jouer au pur quand on a des poux. Nos médecins doivent se pencher sur l'étude de l'ADN de ces corbeaux de rue et qui doivent avoir des gênes différentes des nôtres. Allez, à bon entendeur salut !


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