Nos émigrés comprennent la position algérienne

«Soit l’Algérie accepte de libérer Sansal, soit relancer une menace d’une riposte graduée» Retailleau

Bien qu’ils ne soient pas tous faits de la même pâte, les émigrés algériens en France n’ont pas rompu avec leur patrie d’origine. Ainsi, ils ne ménageraient aucun effort ou une occasion présentée afin d’exprimer leur alignement inconditionnel avec la position de leur pays dans cette crise ayant mis à l’épreuve les relations algéro-française qui n’ont jamais été justes et équitables. L’Algérie désire, par l’entremise de cette crise une revue totale des relations, jusque- là très favorable aux intérêts de la partie française. Quelques émigrés alignés sur les positions du MAK et du mouvement Rachad continuent malheureusement à reprendre intégralement les analyses et les positions extrêmement anti-algériennes de Mme Le Pen, une figure de proue de la fachosphère française. Les émigrés, les authentiques patriotes, que ce soit en France ou ailleurs, sont ceux ayant le corps dans le pays hôte et le cœur battant la chamade en Algérie, pour le moindre risque menaçant la patrie. Quand une guerre diplomatique ou réelle est déclenchée contre un pays étranger, il n’y a pas la moindre raison pour ne pas se joindre de facto au côté de son pays… Notamment, quand il s’agit d’une cause juste ! Les pouvoirs politiques en Algérie sont clairs et nets dans leurs positions. Ils demandent, de façon très gentille et diplomatique, de ne pas s’ingérer dans l’affaire Sansal. Dans un langage cyniquement menaçant, Retailleau reprend ses impertinentes positions envers l’Algérie. «Soit –disait-il- l’Algérie accepte de libérer Sansal, soit de lancer une menace d’une riposte graduée …». Le problème Sansal est une affaire intérieure relevant du droit algérien, Il s’agit –du moins officiellement- d’un citoyen algérien ayant commis des torts envers la sécurité nationale. Il était d’intelligence avec une puissance étrangère –la France ou l’Entité sioniste ndlr- aux fins de nuire à la sécurité nationale et à l’économie nationale du temps où il occupait un poste névralgique au niveau d’un département ministériel souverain. Ses relations douteuses avec l’entité sioniste ont été prouvées. C’est un État non reconnu par l’Algérie et avec lequel elle n’a jamais entretenu des relations. Même s'il est aux yeux de la France, un héros recomposable de la légion d’honneur, comme l’était autrefois le bachaga Boualem.. Pour l’Algérie, il s’agit d’un traître notoire qui avait nuit de façon indiscutable aux intérêts de «son» pays. Nos émigrés sont très conscients de la situation loin de l’influence médiatique des repaires de l’extrême droite française, en collaboration étroite avec les milieux sionistes parisiens. C’est la tête de l’Algérie qui est mise à prix.


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