Gaza crie famine !

Gaza est au bord d’une famine dévastatrice en raison du blocus israélien renforcé depuis le 2 mars, empêchant l’acheminement de nourriture et de médicaments, selon des sources onusiennes. Le Programme alimentaire mondial alerte sur l’épuisement des stocks, alors que plus de 1,1 million de personnes dépendent de ressources en diminution. Salama Maarouf, chef du Bureau des médias du gouvernement de Gaza, qualifie ce blocus de "punition collective". Le ministère palestinien de l’Économie nationale appelle les Nations unies à faire pression sur Israël pour lever les restrictions et cesser d’utiliser la famine comme arme de guerre. La municipalité de Gaza avertit également d’une crise imminente de l’eau due à la fermeture des points de passage et aux menaces israéliennes de couper l’approvisionnement. Le rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation, Michael Fakhri, a alerté sur une campagne de famine « sans précédent » menée par Israël à Gaza, la qualifiant de « plus rapide de l’histoire moderne ». Il a dénoncé un « déploiement de la mort par famine », aggravé par le blocage total de l’aide humanitaire. Francesca Albanese, rapporteur sur la Palestine, a averti que la destruction en cours rend toute réparation impossible, qualifiant la situation de « violence génocidaire ». Ben Saul a critiqué le projet de relocalisation de Gaza, estimant qu'il viole la Charte de l’ONU. Les forces israéliennes ont récemment intensifié leurs frappes aériennes dans la bande de Gaza, dans un contexte d'incertitude quant à la durabilité de l'accord de cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas en janvier. D'après le Jerusalem Post, Israël envisage de reprendre la guerre à Gaza si aucun accord sur l'échange de détenus n'est conclu. Netanyahu et plusieurs ministres discutent de nouvelles sanctions après le rejet présumé d'une offre américaine par le Hamas. Parmi les options envisagées figure la réoccupation du nord de Gaza, alors que l’aide humanitaire reste bloquée depuis le 1er mars. Au demeurant, Israël a annoncé qu'une équipe de négociateurs est au Caire pour discuter avec «des hauts responsables égyptiens de la question des otages». L’inaction de la communauté internationale face à l’absence de cessez-le-feu et au maintien du blocus ne fait qu’accroître la détresse de la population, piégée dans un cycle de privation et de désespoir.


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