A une semaine du Ramadhan, le démon de la spéculation et de toutes sortes de trafic, se réveille afin de reprendre sa mission sacrée. Comme à l’accoutumée, le corps de la Gendarmerie nationale dresse des plans sécuritaires afin de contrecarrer les plans adverses des barons de la spéculation qui passent à la vitesse supérieure pendant ce mois de la spiritualité, mais également de l’hyperconsommation. Pour les réseaux en question, c’est l’occasion ou jamais pour se faire des affaires juteuses et se remplir les poches au maximum. En fait, le mois sacré, n’est sacré que pour les fidèles qui croient sincèrement à sa spiritualité et sa dimension solidaire humaine. Pour les autres, c’est sans doute le mois des bonnes affaires, de toutes sortes de spéculations et surtout de la montée vertigineuse des prix. Cependant, les pouvoirs publics ne vont pas demeurer des spectateurs passifs devant de tels dérapages. Le commerçant à l’esprit profiteur n’est pas le seul à se comporter ainsi… Il serait lui aussi un simple maillon d’une longue chaîne, dont une partie demeure invisible et insaisissable. Finalement, comment pourrait-on juguler tout ce monde commercial composé au milieu d’un grand désordre, de commerçants licites et illicites. Le monde du commerce en Algérie aura besoin d’être réorganisé de façon à permettre sa maîtrise qui demeure partiellement hors de la portée des pouvoirs publics concernés. L’inefficacité des services de contrôles et la corruption auraient induit à un relâchement sans mesure, finissant dans le désordre que tout le monde constate. Établir un plan de lutte contre toutes sortes de dérapages des commerçants pendant le mois sacré est une très bonne chose. Cependant, l’initiative sera meilleure et même exceptionnelle, si elle subsiste le long de l’année. En tout moment et en tout lieu !! Le phénomène de la spéculation permettrait ainsi, un enrichissement illicite à une poignée de cupides malhonnêtes, tout en portant gravement atteinte au pouvoir d’achat du citoyen et avec prime abord la perte des milliards de dinars gratuitement, au Trésor public. Je n’ajoute rien à la connaissance de nos lecteurs en disant que la situation est susceptible de durer aussi longtemps qu’il a des gens qui trouvent leurs comptes dans ce foutoir. Et bien, c’est le secret ! Le grand secret de polichinelle ! Pour ceux qui ne cessent de s’interroger pourquoi nous n’arrivons pas à nous tirer du goulot d’étranglement.