Dessalement, l'autre défi relevé par l'Algérie

Les perturbations pluviométriques en Algérie sont une réalité consommée, notamment, dans les wilayas de l’ouest algérien. Ainsi, les précipitations se font rares et le manque d’eau se fait de plus en plus sentir avec les ans. Où est donc la solution ? La population algérienne galope à une vitesse vertigineuse vers les cimes. Dans un avenir très proche, nous serons 50 millions d’habitants. Plus le débordement démographique du pays pousse vers le sommet, plus on devrait penser à comment satisfaire les exigences de cette population. Il y aura donc deux solutions principales : la première, c’est le dessalement des eaux de mer destinées a priori à la consommation domestique. La seconde c’est l’épuration et le recyclage des eaux usées. Cette procédure technologique est destinée, en premier lieu, à satisfaire la demande en eau pour le secteur agricole. Depuis une certaine période, le gouvernement algérien s’est engagé en déboursant des sommes colossales, dans une course contre le temps afin de relever le défi de rendre l’eau disponible de façon constante pour chaque citoyen algérien. C’est ainsi que l’Algérie connaîtra l’implantation d’un réseau d’usines de dessalement allongeant les 1622 km de côtes. Actuellement, l’Algérie possède 23 stations de dessalement en état de production. D’autres usines sont encore en chantier ou en études. La wilaya d’Alger de par sa grande démographie est dotée, à elle seule, de six usines, produisant environ 300 milles m3/jour d’eau potable. Pour la wilaya d’Oran, également, une région démographique importante où les perturbations pluviométriques seraient plus fréquentes par rapport aux wilayas de l’est du pays. Elle sera dotée sous peu, d’une super usine de dessalement produisant 300 milles M3/jour d’eau potable, sise à Cap blanc commune d’Ain El kerma, située à une trentaine de Km d’Oran. Elle viendra renforcer les trois autres petites usines déjà opérationnelles sur place, produisant un peu plus de cent milles M3/jour. Nous ne savons pas encore si la grande station d’El Macta sera opérationnelle ou non, suite à une «miraculeuse» panne qui avait duré plus longtemps que l’on ne pensait. L’été arrive à grand pas en compagnie de sa saison estivale, ses touristes et ses émigrés. Cependant, la consommation de l’eau va tripler ou quadrupler, notamment pendant les périodes de grandes chaleurs. Ainsi, la «guerre» de l’eau va continuer… ! Et ce n’est pas uniquement en Algérie que le problème s’impose, mais toute la planète, semble-t-il, va connaître de dures crises de disponibilité d’eau…


ads