Selon un rapport de Bloomberg, la Commission européenne pourrait reporter la publication de sa feuille de route pour l'élimination progressive des carburants russes, y compris le GNL. Les prix du gaz naturel européen sont en hausse, avec le contrat de référence Dutch Title Transfer Facility (TTF) augmentant de 1,4 % pour atteindre 48,55 euros par mégawattheure. Cependant, malgré cette hausse, une baisse d’environ 3 % a été observée la semaine dernière, en raison du redémarrage de l’installation de GNL de Freeport aux États-Unis. Les niveaux de stockage de gaz de l'Union européenne sont actuellement à 55,8 % de leur capacité, tandis que la demande augmente suite à une diminution de la production d’énergie éolienne. D’après les analystes de DNB Markets, qui a récemment enregistré une hausse de 0,58 %, les importations de GNL devraient rester élevées, car les niveaux actuels ne suffisent pas à équilibrer le marché européen et à préparer les stocks pour l'hiver. Selon le Luxembourg Times, l’organe exécutif de l’Union européenne pourrait présenter son plan de sortie des combustibles russes le 26 mars, soit un mois plus tard que prévu. Cette feuille de route détaillera les étapes nécessaires pour réduire totalement la dépendance de l’UE aux hydrocarbures russes, dans le cadre des efforts visant à limiter le financement de l’invasion de l’Ukraine par Moscou. En 2024, l’UE a importé des volumes records de GNL en provenance de Russie, malgré la fin des livraisons par gazoduc via l’Ukraine fin 2023. La France, l’Espagne et la Belgique figurent parmi les plus gros importateurs de ce combustible. Par ailleurs, certains États membres continuent également d'acheter du combustible nucléaire russe. Selon un porte-parole du Kremlin, la Russie souhaite continuer à fournir du gaz à l’Europe, malgré l’arrêt des livraisons via l’Ukraine depuis le 1er janvier, en raison de l’expiration du contrat de transit et du refus de Kiev d’en négocier le renouvellement. Pendant ce temps, la Commission européenne a annoncé son intention de poursuivre les discussions avec l’Ukraine concernant l’approvisionnement en gaz naturel. La Slovaquie et la Hongrie, particulièrement touchées par cette interruption, font pression sur l’UE pour qu’elle intervienne et rétablisse le transit via un gazoduc stratégique. Face à la pression de la Slovaquie et de la Hongrie, le président Zelensky a accepté d’explorer un partenariat gazier avec l’Azerbaïdjan après avoir refusé de renouveler le transit du gaz russe via l’Ukraine, qui a pris fin le 1er janvier 2025. Lors du Forum de Davos, Zelensky a annoncé que Bakou pourrait utiliser l’infrastructure ukrainienne pour approvisionner l’Europe de l’Est. Cependant, des experts estiment que l’Azerbaïdjan ne produit pas assez de gaz et que cette alternative pourrait en réalité déguiser du gaz russe sous une étiquette azérie. L’UE, qui vise à stopper ses importations de gaz russe d’ici 2027, a signé un accord en 2022 avec Bakou pour augmenter ses livraisons, faisant de l’Azerbaïdjan un fournisseur clé, malgré les doutes sur l’origine réelle du gaz.