Les paradoxes du Parlement européen

Les paradoxes constatés dans les positions prises par le Parlement européen viendraient des contrastes et des antagonismes entre la politique de l’UE visant les intérêts communs de cet ensemble géopolitique et les politiques «particulières» propres à chaque Etat, dans le sillage de ses intérêts nationaux. Les paradoxes que nous sommes en train de constater, expriment justement ces contrastes. La politique étrangère française ne peut pas toujours marcher en concomitance avec celle de l’Allemagne ou de l’Italie, par exemple. Ça serait, forcement, l’intérêt national qui finira par prendre le dessus. Actuellement, la France en crise diplomatique grave avec l’Algérie va essayer à mettre les mains et les pieds, en vue de trainer l’ensemble des pays de l’Union européenne à ses côtés dans cette guéguerre. Ce qui très sûr, c’est qu’aucun Etat membre de l’Union n’ira commettre la très grave erreur de marcher dans les pas du gigolo de l’Elysée. Les hommes politiques européens savaient mieux que quiconque que la France est en train de se diriger à pas cadencés vers l’abime. Cette hypothèse n’est pas à exclure de nos analyses, en cas où la classe politique française ne va pas prendre l’initiative historique nécessaire, afin d’opérer les réformes profondes qui s’y imposent. Les Européens de l’Union ne vont pas, quand même, hypothéquer leurs intérêts avec un pays comme l’Algérie, un Etat aussi puissant et imposant sur l’échiquier régional, juste pour suivre les aventures morbides aux conséquences graves et aux issues incertaines, ayant conduit la France au bord de la grande faillite. S’il y aurait trois chefs d’Etat de cette espèce, au niveau de l’Union européenne, ça serait une inévitable banqueroute pour cette très puissante et très riche organisation. L’Algérie est un pays aux richesses inestimables ayant l’avantage géographique de se situer très proche des pays de l’Union. L’expérience de coopération avec l’Italie était jusque-là très concluante et avantageuse pour les deux pays. Idem pour d’autres pays et d’autres expériences bénéfiques comme l’Allemagne et l’Espagne. Si la France en tant qu’Etat, Histoire et civilisation, continue à faire du poids, au niveau mondial et continental, toutefois, elle ne représente plus rien, à cause du régime politique flegmatique, languissant au pouvoir depuis deux mandats. Pas mal d’hommes politiques de l’opposition française, partagent avec moi ce point de vue. Notamment, au sujet des séquelles graves laissées par Attal et compagnie. En ce 2025, il serait question de revoir les accords d’Association avec l’UE, nous espérons que les erreurs commises qui ont été désavantageuses pour l’Algérie dans les précédents accords de 2005, ne vont pas se répéter…


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