Trump s’attaque à l’OMS!

Le retrait des États-Unis de l'Organisation mondiale de la santé «OMS», décidé par Donald Trump, pourrait avoir des répercussions majeures sur la santé publique mondiale et nationale. En tant que principal contributeur, représentant près de 20 % du budget de l'OMS en 2023, les États-Unis jouent un rôle crucial dans le financement de la lutte contre des maladies comme le VIH, le paludisme et la tuberculose. Cette décision affaiblirait considérablement la capacité de l'OMS à répondre efficacement aux crises sanitaires, qu’il s’agisse de pandémies ou d’épidémies telles qu’Ebola. Ashish Jha, ancien coordinateur de la réponse américaine à la Covid-19, a alerté sur l’impact négatif de ce retrait, affirmant qu’il porterait préjudice à la santé mondiale, tout en érodant le leadership scientifique des États-Unis. Lawrence Gostin, spécialiste en santé publique mondiale, a qualifié cette décision de «cataclysmique», évoquant à la fois un coup dur pour la santé globale et un recul stratégique pour le pays. L'absence des États-Unis pourrait également ouvrir la voie à une influence accrue de la Chine sur l'OMS. Bien que certains espèrent que ce retrait pousse à des réformes au sein de l’organisation, les conséquences sur les efforts collectifs en matière de santé publique restent préoccupantes. Le Dr Michel Kazatchkine, expert en santé mondiale, décrit cette décision comme un «coup sévère», soulignant les risques élevés liés à la diminution des financements et de l'expertise américaine, ainsi qu’à la perte de collaborations avec des institutions majeures comme le CDC et le NIH. En Afrique, le retrait aurait un impact significatif, notamment pour les programmes soutenus par les États-Unis tels que le PEPFAR qui joue un rôle crucial dans la lutte contre le sida. Selon Ngashi Ngongo, chef de cabinet de l'Africa CDC, les États membres de l’agence sanitaire de l’Union africaine seraient particulièrement affectés. Bien que la Chine ou d'autres nations pourraient tenter de combler ce vide, l'Union africaine et l'OMS ont exprimé leur préoccupation face à cette décision, rappelant l’engagement historique des États-Unis dans la création de l'Africa CDC et leur rôle central dans la gestion des pandémies. Cette décision, en limitant les ressources et la coopération internationale, pourrait non seulement aggraver les inégalités sanitaires mondiales, mais aussi fragiliser la capacité collective à faire face à de futures crises épidémiques et pandémiques.


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