Les cours particuliers entre pour et contre

Un débat houleux est alimenté, depuis environ deux mois, par la question des cours particuliers. Une grande frange d’Algériens, notamment des professionnels de l’Ecole algérienne, s’était opposée de façon acharnée contre les cours particuliers qui sont dispensés par d’autres professionnels pédagogiques. Sur les réseaux sociaux, un nombre important de citoyens avait pris part à ce débat …Ils sont également divisés en «pour et contre». L’autorité de tutelle voit autrement les choses et même, pourrais-je dire, d’une façon plus perspicace. La question a été, il n’y a pas longtemps, bien traité par le ministre de l’Education nationale, lors d’une intervention à l’APN, devant les députés de la Nation. Le ministre, rappelle-t-on, avait disséqué la question, en affirmant que les cours particuliers pourraient être bénéfiques, pour l’enseignant comme pour l’élève. Ainsi, ils pourraient être, par la même occasion extrêmement, morbides et diamétralement opposés au système pédagogique prôné par l’Ecole algérienne. Donc, la question varie selon les cas et les situations, voire, selon la qualité de l’impact sur les niveaux de l’élève et l’instituteur. La psychologie de l’éducation avait prouvé l’existence d’élèves ou plutôt d’une catégorie d’élèves qui ne peuvent mettre à niveau leurs degrés d’assimilation pédagogique qu’en faisant recours aux cours particuliers et aux profs spéciaux à domicile. Seulement, devrais-je rappeler, dans l’ordre de ces idées, qu’une situation de chaos règne de façon très négative dans le secteur des cours particuliers. L’intervention des autorités afin d’y mettre un peu d’ordre, demeure impérative et le plus vite possible sera meilleur. Ce qui avait tâché cette noble mission, c’est le désordre qui y règne au point où le gain facile est devenu le but ultime de cette activité. Ayons confiance dans les autorités de la tutelle. Ils sauront comment débarrasser cette activité pédagogique de ses aspects fourbes et mercantiles. Il ne sera pas sage de la répugner en bloc. C’est un moyen au service de l’Ecole algérienne à condition qu’il soit dans la visée du collimateur du ministère de l’Education et ses services locaux. Il faudrait organiser cette activité, en la soumettant aux lois et aux règlements de l’autorité de tutelle, en tant qu’activité de sous-traitance. Les problèmes de l’Ecole algérienne ne cessent de s’agrandir et se compliquer avec le temps. Les problèmes non résolus depuis longtemps et laissés pour compte, auraient enfanté d’autres problèmes. Cela serait-il rattaché à l’incompétence des responsables ou bien à la complexité des problèmes. L’Algérie est un pays riche -très riche même- il a tous les moyens, matériel et humain, en vue de surmonter les graves crises.


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