Les prix du gaz vont exploser !

En 2024, la consommation mondiale de gaz naturel a atteint un niveau record, avec une hausse de 115 milliards de mètres cubes (+2,8 %) par rapport à 2023, selon l’Agence internationale de l’énergie «AIE». Ce pic résulte principalement de la substitution du pétrole dans les secteurs du transport et de l’électricité ainsi que de la demande croissante en Asie, qui alimente ses industries et modernise son réseau énergétique. En 2025, cette tendance devrait persister, renforçant la pression sur un marché déjà tendu. L’Asie, moteur central de cette croissance, intensifie la compétition pour le gaz naturel liquéfié, prisé pour sa flexibilité. Cette situation, couplée à des tensions géopolitiques, entraîne une volatilité accrue des prix, touchant les marchés asiatiques et européens. La viabilité du marché gazier face à cette pression croissante reste incertaine. Le gaz « continue de remplacer le pétrole et les produits pétroliers dans divers secteurs », tels que le transport routier longue distance et le secteur de la production électrique. La combustion du gaz entraîne moins de rejets de CO2 que celles du charbon et du pétrole. Malgré une demande mondiale croissante, l’offre de gaz reste incertaine en 2025. L’arrêt du transit de gaz russe via l’Ukraine constitue un défi majeur, bien que l’Union européenne ait diversifié ses approvisionnements, notamment grâce au GNL. Les États-Unis restent le principal fournisseur de GNL pour l’Europe, malgré une baisse de la demande de 18 % en 2024. Parallèlement, la Russie a augmenté ses exportations de GNL vers l’Europe via le méga-champ Yamal LNG, dont 85 % sont destinées à la France, l’Espagne et la Belgique. Cette situation exacerbe la concurrence entre l’Europe et l’Asie pour le GNL, tandis que les capacités de production mondiales peinent à répondre à la demande. En conséquence, une forte volatilité des prix est attendue, amplifiée par les risques climatiques ou des tensions géopolitiques accrues.


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