Vers un cessez-le-feu à Gaza…

Depuis la trêve de novembre 2023, qui a permis l'échange de 80 otages israéliens contre 240 prisonniers palestiniens, les négociations entre Israël et le Hamas ont été marquées par des interruptions et reprises. Le Qatar, initialement médiateur, avait suspendu ses efforts en raison d'un manque de volonté des deux parties. Les pourparlers ont toutefois repris récemment avec l’intervention de Donald Trump, président élu des États-Unis, qui a menacé d’intensifier les pressions si les otages restants ne sont pas libérés avant sa prise de fonction en janvier 2025. Sur 251 otages, 96 restent détenus à Gaza, dont 34 ont été déclarés morts. Dans un communiqué publié mardi, le Hamas a souligné que «les pourparlers en cours à Doha sur le cessez-le-feu à Gaza et l'échange de prisonniers sont sérieux et positifs», notant qu'il est possible de parvenir à un accord avec l'occupation «israélienne» si elle cesse de poser de nouvelles conditions. «À la lumière des pourparlers sérieux et positifs qui se déroulent aujourd'hui à Doha sous les auspices des médiateurs qatari et égyptien, il est possible de parvenir à un accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers si l'occupation cesse de poser de nouvelles conditions», lit-on. «Je pense qu’un optimisme prudent est une bonne manière de le caractériser, bien que grandement modéré par le réalisme», a dit à la presse le porte-parole du département d’Etat américain, Matthew Miller. Selon lui, les États-Unis, de loin le premier soutien politique et militaire d'Israël, peuvent seulement «essayer de trouver des compromis, mais nous ne pouvons pas dicter à l'une ou l'autre partie les choix qu'elle doit faire». Les négociateurs israéliens «n’ont jamais été aussi proches d’un accord» en vue de la libération d’otages dans le territoire palestinien depuis la trêve de novembre 2023, a déclaré à l’AFP lundi le ministre de la Défense israélien, Israël Katz. Le journal israélien Jerusalem Post a rapporté, citant des responsables informés, qu’un accord entre Israël et le Hamas pourrait être conclu dans un délai d’un mois, relaye «Sky News Arabia». Bien que des progrès significatifs aient été réalisés, certains obstacles demeurent. Parmi eux, la crainte du Hamas que Donald Trump, une fois en fonction, autorise Benjamin Netanyahu à reprendre les opérations militaires à Gaza après la première phase, prévue pour durer entre 40 et 60 jours. Le Hamas a demandé des garanties qu’Israël n'intensifie pas ses opérations militaires après cette phase, mais Israël refuserait ces conditions selon les sources. Selon un rapport de CNN, les termes de l’accord en négociation s’apparentent largement à une proposition antérieure de Joe Biden, bien que la présence temporaire des forces israéliennes à Gaza dans certains secteurs soit envisagée dans la phase initiale. Cependant, des divergences importantes subsistent, et rien n’est encore garanti.


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