C’est «archi sûr» que l’Algérie désormais partenaire énergétique fiable dans le monde, jouit de la reconnaissance et de la demande de plus en plus relevée de l’Union européenne (UE), au moment où des indicateurs ne sont pas au vert au Moyen-Orient. Grâce à la vision économique clairvoyante du président algérien, l’Algérie a gardé et fidélisé ses partenaires européens. Crise de gaz mondiale oblige, l’Algérie, non seulement, a réussi à «désamorcer» la blocage des besoins stratégiques de l’UE mais a également consolidé sa position de fournisseur majeur de gaz via pipelines en 2025-2026 avec une hausse des exportations de gaz et une forte performance de 41 % en mars 2026. Troisième fournisseur du vieux continent et désormais premier exportateur arabe, elle bénéficie de l’accru de la demande européenne via les gazoducs vers l’Espagne et l’Italie, suite à la baisse des approvisionnements russes à cause du conflit en Ukraine, accentué depuis 2022. Une chose est certaine, l’Europe assouplit ses stocks de gaz et mène désormais une option préventive marquée par des approvisionnements «rationnels» plutôt qu’à outrance. Ce n’est pas tout puisque l’Algérie bénéficie également des conséquences de la fermeture du détroit d’Ormuz au Moyen-Orient, ce qui laisse supposer chez les spécialistes que cette embellie des exportations algériennes de gaz devraient se poursuivre du moins à moyen terme durant l’année 2026 en cours. Réputée comme fournisseur de premier ordre en gaz, l’Algérie est passée au stade de puissance énergétique mondiale. C’est aussi le pays le moins risqué pour approvisionner l’Europe. L’arrivée de la France en tête des destinations du gaz algérien a réconforté les spécialistes. L’Algérie se targue d’être ainsi un acteur clé en Afrique, dépassant le Nigeria en approvisionnements de gaz de l’UE et premier à l’échelle arabe en matière de gaz et de pétrole liquéfié. Par les chiffres, les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL) ont enregistré une hausse de 41% au mois de mars 2026, atteignant 938.000 tonnes, contre 667.000 tonnes en février et 440.000 tonnes en janvier, selon les données de l’unité de recherche sur l’énergie (ERU) de Washington. Cette progression est directement liée aux perturbations géopolitiques dans le Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d’Ormuz. Ces deux facteurs ont fait des approvisionnements algériens, l’option la plus rapide et la moins risquée pour les marchés européens qui cherchent à diversifier leurs sources d’énergie. La France arrive en tête des destinations avec 347. 000 tonnes importées en mars, suivie de la Turquie avec 337.000 tonnes, du Royaume-Uni (76.000 tonnes), de l’Espagne (74.000 tonnes), de la Croatie (71.500 tonnes) et de l’Italie (33.000 tonnes). Selon le rapport annuel 2024 de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP), l’Algérie maintient son rang de premier producteur arabe de gaz de pétrole liquéfié (GPL) au sein de l’Organisation, avec une production de 293.800 barils par jour, représentant 40% de la production totale des membres, laquelle s’est établie à 728.400 barils/jour en 2024 contre 714.100 barils/jour en 2023. L’Espagne bénéficiant de la réactivation de l’Accord d’Amitié et de Bon Voisinage, décidée récemment par le Président de la République, Abdelmajid Tebboune et l’Italie cherchent à diversifier et à densifier leurs importations de gaz algérien pour sécuriser leurs approvisionnements. La politique algérienne des exportations de l’énergie a donné ses fruits. Un paramètre de taille: malgré une consommation intérieure en hausse à 100.500 barils/jour, franchissant pour la première fois, depuis cinq ans, le cap des 100.000 barils/jour, l’Algérie affiche un excédent de production dépassant les 296.000 barils/jour, la consommation totale des membres de l’OPAEP s’établissant à 432.200 barils/jour. Au sein des pays membres de l’OPAEP, le Koweït enregistre la consommation de GPL la plus élevée avec 229.500 barils/jour, devant l’Égypte (116.900 b/j), première consommatrice arabe, l’Algérie (100.500 b/j), l’Irak (82.500 b/j) et l’Arabie saoudite (31.800 b/j), dont la consommation a progressé de 28,2%. La production de la Libye, du Qatar et de Bahreïn est restée stable, tandis que l’Égypte a enregistré un léger recul de sa production à 51.600 barils/jour. Dans un contexte marqué par une instabilité régionale accrue, notamment en raison des tensions croissantes impliquant l’Iran, l’Algérie s’impose plus que jamais comme un partenaire énergétique stratégique pour l’Europe. En mars 2026, les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL) ont enregistré une progression remarquable. Le secteur énergétique national affiche ainsi une dynamique particulièrement soutenue en ce début de printemps. D’après les dernières données du Département de recherche sur l’énergie Attaqa, les exportations de GNL ont atteint 938.000 tonnes durant le mois de mars 2026. Ce volume représente une hausse de 41 % par rapport à février (667.000 tonnes) et une augmentation spectaculaire de plus de 112 %, comparativement au mois de janvier. Cette performance, la plus élevée depuis le début de l’année, illustre la capacité de Sonatrach à tirer parti des opportunités offertes par le marché spot et à répondre efficacement à la demande urgente des pays européens. Alors que le détroit d’Ormuz subit les répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, plusieurs capitales européennes se tournent vers la rive sud de la Méditerranée afin de sécuriser leurs approvisionnements. En mars, six pays ont bénéficié des cargaisons algériennes: la France arrive en tête avec 347.000 tonnes suivie par la Turquie avec 337.000 tonnes, le Royaume-Uni: 76.000 tonnes, l’Espagne: 74.000 tonnes, la Croatie: 71.500 tonnes et l’Italie: 33.000 tonnes. La proximité géographique ainsi que la fiabilité des infrastructures énergétiques confèrent à l’Algérie un avantage stratégique majeur face aux incertitudes pesant sur les routes maritimes orientales.
Exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL). Une hausse de 41% en mars 2026
- par B. Habib
- Le 05 Avril 2026
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