La République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) s’apprête à célébrer, le mercredi 8 avril, le 50e anniversaire de sa proclamation dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf. D’ores et déjà, les préparatifs vont bon train pour garantir la réussite de cet événement qui verra la présence de pays amis dont l'Algérie. Actuellement, le nombre d'États ayant reconnu la RASD s’élève à une centaine, en dépit de la politique expansionniste et des violations des Droits de l'Homme menées par le Makhzen envers les Sahraouis dans les territoires occupés, notamment à El Ayoun. Le président de la République, Brahim Ghali, a récemment présidé à Rabouni, une réunion de la commission nationale chargée des préparatifs de ce 50e anniversaire, prévu les 08 et 09 avril prochains à Boudjdour, dans les camps de réfugiés sahraouis. Lors de cette rencontre, l’état d’avancement des préparatifs de cet événement historique a été passé en revue à travers les rapports des différentes sous-commissions. Cet anniversaire se tient dans un contexte tendu, marqué par les exactions commises contre les Sahraouis dans les territoires occupés. De son côté, l’Algérie, via le forcing de sa diplomatie, continue de plaider pour la cause sahraouie. Elle maintient sa position constante et inaliénable en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, à travers un référendum sous l'égide du Conseil de sécurité de l'ONU. Ce processus rencontre toutefois des blocages de la part des partisans du Makhzen qui tentent de retarder l'échéance. Les représentants sahraouis poursuivent leurs efforts auprès de l'ONU pour faire valoir leur revendication de libérer le Sahara occidental, dernière colonie d'Afrique, des griffes du Makhzen et de ses sbires. À Boudjdour (ex-27 Février), les autorités préparent activement cet événement phare de la création de la République sahraouie sous l’égide du Front Polisario. Ce dernier reste au centre des attaques de ses détracteurs pro-marocains, suite aux récents déplacements du chef d’état-major sahraoui, Mohamed Lamine Ould Bouhali (ou Hamma Salama), pour défendre la revendication majeure: l’indépendance. Cette dernière colonie africaine peine, face au nouvel ordre mondial, à concrétiser ses aspirations, tandis que l’actuel Secrétaire général de l’ONU se heurte à des blocages pour instaurer ce référendum tant attendu depuis 50 ans par les réfugiés sahraouis.
Sahara Occidental. 50 ans de lutte pour l'autodétermination de la dernière colonie d'Afrique
- par Nadira FOUDAD
- Le 05 Avril 2026
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