APC de Mostaganem. Face à la dégradation de la ville, les services techniques hors champs

Suite à un mandat ensommeillé pour ne pas dire paralysant, les 33 membres de l’APC de Mostaganem quitteront prochainement l’assemblée tête basse et sans éloges. Les citoyens de Mostaganem ont cru à une gestion capable d’améliorer leur cadre de vie, mais depuis 2021, les choses n’ont guère bougé. Ces mêmes citoyens ont vu leur environnement se dégrader dans de multiples aspects de leur quotidien. Par conséquent, à la fin, ces citoyens lésés, écœurés, exaspérés se sont profusément manifestés sur la toile jusqu’à la création de nouvelles pages Facebook alertant au quotidien sur la constante dégradation de la ville. En effet, l’entretien de la ville semble avoir été stoppé depuis l’installation de cette équipe. Ni entretien du mobilier urbain, ni contrôle des ponts, ni réfection de trottoirs, ni voirie carrossable, ni maintenance des feux de signalisation, ni remplacement des plaques de signalisation abîmées, ni passages piétons refaits, ni arbre urbain arraché substitué, ni placettes entretenues, ni toilettes publiques décentes, ni hygiène, sans parler de la désinsectisation, la dératisation, de l’anarchie occasionnée par le transport, le commerce informel et de la publicité, etc. Enfin, le néant. Des services techniques complètement hors champ. Beaucoup se posent la question récurrente sur l’existence des services techniques de la commune. Leur absence sur le terrain est la conséquence de leur déstructuration ou plutôt d’une gestion fatalement déplorable. D'anciens élus de la commune rappellent que les services techniques, à une époque donnée, ont rayonné dans l’entretien de la ville. Ces services étaient dotés d’un département de la voirie, d’un département de maçonnerie, d’une vitrerie, d’un service de maintenance d’éclairage public, d’une menuiserie, d’une station de fabrication de carrelage, d’un service d’assainissement, d’un garage de mécanique et enfin d’un service de maintenance des établissements scolaires, mais de mandat en mandat, tout s’est anéanti, laissant la municipalité dans un marasme indescriptible. Que font donc, aujourd’hui, les employés des services techniques de l’APC s’ils ne sont pas opérationnels ? Suite à un empirement constant d’une ville qui se dégrade, les citoyens ont enflammé les réseaux sociaux pour s’insurger contre l’asphyxie du chef-lieu. Beaucoup de quartiers de la ville de Mostaganem sont toujours dans un cadre de vie déplorable. Ces habitants, que l’on ne visite jamais, même s’ils ont un délégué (payé sans rien faire), implorent au quotidien les responsables pour s’occuper de leurs problèmes. Tous s’accordent à dire que c’est le pire mandat depuis l’indépendance et c’est fatalement déplorable. Aujourd’hui, les citoyens sont conscients des interventions du wali lequel, à chaque alerte, vient à la rescousse des élus de la commune dont la majorité sont dans un coma profond. Cependant, le wali ne peut pas être constamment l’arbre qui cache la forêt.


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