La polémique enfle à El Ancor Bousfer et Ain Turck. Les commerçants «refusent» le lait en sachet subventionné

Il est en effet grand temps que les distributeurs et les détaillants soient rappelés à l’ordre par les pouvoirs publics locaux. Au niveau de certains magasins d’alimentation générale, un commerçant obligeait un client à payer 5 DA de plus un sachet de lait pour le céder à 30 DA le litre, au lieu de 25 DA, prix fixé par l’État. Dans certaines régions reculées de la daïra d’Aïn El Turck, soit en milieu rural où le lait est distribué au compte-gouttes, il était proposé à 35-40 DA le sachet, de quoi permettre au commerçant en question d’engranger du bénéfice, quoique illicite, car ne corroborant point la réglementation en vigueur. Pourtant, les intervenants et les distributeurs sont à chaque fois invités à approvisionner régulièrement la population en lait en sachet pasteurisé, mais les consommateurs, tout mécontents des prix pratiqués par certains détaillants, décident de boycotter, réclamant qu’il leur soit vendu à 25 DA comme le stipule la loi. Devant le civisme et le niveau de conscience relevé affiché par les consommateurs, des détaillants ont décidé carrément de passer à l’action. Campant sur leurs intentions, ils auraient refusé la distribution de ce lait à 25 DA sous prétexte que «la marge bénéficiaire est réduite» et ils auraient même, dans certains cas de figure selon nos sources, signifié à un distributeur donné de ne pas déposer ce lait. Cependant, cette «pratique» est devenue au fil du temps monnaie courante, faute de contrôle rigoureux et inopiné, ce qui a l’air de pénaliser au plus haut point les consommateurs des trois communes littorales de la wilaya d’Oran: El Ançor, Bousfer et Aïn El Turck, et ce depuis le début de l’Aïd el-Fitr. Une certaine crise du lait est en train d’y persister et une dame est interloquée de constater curieusement que des commerçants refusaient de lui vendre ce lait à 25 DA. On comprend pourquoi il est de plus en plus difficile de se procurer ce lait en sachet tant convoité, par la faute d’attitudes délibérées et déloyales de détaillants prétendant une marge de bénéfice dérisoire. La distribution de ce lait n’en finit pas d’ailleurs de susciter grogne et dénonciations des citoyens de certaines régions de la wilaya, car souvent mal servis ou carrément non approvisionnés, et il arrive même parfois que la vente soit concomitante, au grand dam des acheteurs qui voient en ce comportement scandaleux une manière de leur soutirer de l’argent.


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