Elections législatives 2026. La dernière ligne droite

L'Assemblée populaire nationale est composée de 407 sièges pourvus pour cinq ans au scrutin proportionnel plurinominal dans 59 circonscriptions, correspondant aux 58 wilayas du pays, plus une circonscription représentant la diaspora pour nos concitoyens établis à l'étranger. À quelques encablures de la tenue des futures élections législatives, prévues initialement le 04 juillet 2026 selon des sources concordantes, l'Intérieur veut mettre les bouchées doubles pour accélérer la cadence afin de réussir ce challenge, grâce à la mise en place des mécanismes institutionnels inhérents à la réussite de ce scrutin et à l'émergence d'un nouveau Parlement, issu des élections législatives pour la consécration d'un État de droit.
Le nombre de sièges au Parlement a été réduit ainsi que le système de quota des femmes. La future Assemblée qui naîtra des futures joutes électorales comptera désormais moins de députés que le nombre actuel qui, pour rappel, avait déjà connu une première réduction et ce, à l’issue des prochaines élections législatives. Pour rappel, le Président Abdelmadjid Tebboune a promulgué l’ordonnance n° 21-02 du 2 Chaâbane 1442 correspondant au 16 mars 2021, déterminant les circonscriptions électorales et le nombre de sièges à pourvoir. Ainsi, le nombre de sièges passe de 462 à 407 pour 58 circonscriptions administratives et pour la communauté nationale installée à l’étranger; il s'agira notamment d'une baisse de 55 sièges, selon l’ordonnance publiée au Journal officiel numéro 19. En attendant la convocation du corps électoral, puisque les prérogatives de l'ANIE ont été élargies lors du dernier amendement technique de la Constitution, Sayoud est au four et au moulin.
La loi sur le régime électoral constitue, selon ses propos, un renforcement des acquis du système législatif relatif aux élections et un développement de ses mécanismes. Il a présenté, mercredi dernier, le projet de loi organique relatif au régime électoral devant la commission des affaires juridiques et administratives, des Droits de l'Homme, de l'organisation locale, de l'aménagement du territoire et du découpage territorial du Conseil de la Nation, avant de le soumettre en plénière pour examen puis adoption. Selon son préambule, il vise la modernisation du cadre juridique du processus électoral, en adéquation avec les récents amendements techniques de la Constitution. Ces amendements portent notamment sur les axes relatifs à la restructuration et à l'organisation de l'ANIE, la prise en charge du soutien matériel et logistique par les services du ministère de l'Intérieur dans le cadre des opérations électorales et référendaires, la révision des critères de candidature, l'amélioration de l'organisation et du déroulement des opérations électorales, outre l'accompagnement de la stratégie de modernisation dans le domaine électoral. L'urgence, selon l'initiateur du texte, reste la régulation des mécanismes d'une concurrence loyale, l'égalité des chances entre les candidats et l'amélioration des outils de contrôle et de supervision. La modernisation du système juridique et politique est brandie par lui tel un leitmotiv où il est urgent de le prémunir contre les dysfonctionnements, de manière à garantir la stabilité des institutions et la continuité du processus démocratique dans un cadre de transparence et de crédibilité. Néanmoins, la nouvelle version de la loi électorale selon le président du Sénat, jeudi dernier, et les amendements apportés à la loi électorale sont le fruit de cette loi qui reflète des mesures audacieuses consacrant la souveraineté du peuple et redonnant de la considération à une pratique politique propre, affirmant clairement que l'État avance vers l'ancrage d'une véritable démocratie où il n'y a pas de place pour la corruption ni pour ceux qui manipulent le destin du corps électoral en Algérie à l'approche de chaque échéance électorale.


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