Réunion des deux Chambres parlementaires. Quel rôle dans l'amendement technique de la Constitution?

Désormais et à la faveur de l'amendement technique de la Constitution de 2020, il sera question entre autres de l'élection d’un président de la République avec bagages et diplômes universitaires pour prétendre aux destinées de l'Algérie. Les deux Chambres parlementaires, APN et Sénat, se réuniront, aujourd'hui mercredi, au Palais des Nations à Alger. L'objet de cette rencontre conjointe de la composante des deux Chambres parlementaires, sera axé essentiellement sur la révision technique de la Constitution de 2020. Contrairement à une révision en profondeur, l'amendement technique suggère des modifications ciblées plutôt qu'une refonte structurelle.
Parmi les 10 propositions soumises en concertation avec notamment la participation des partis politiques, il sera question des priorités des deux Chambres parlementaires où il s'agira désormais du renforcement du rôle du 2ème homme de la République qui est le président du Sénat, choisi parmi le tiers présidentiel par le président en exercice, pour présider pendant un mandat de 03 années renouvelables, les destinées de la Chambre haute et ce, évidement, après la tenue des sénatoriales. Ce volet relatif aux fonctionnements des deux Chambres parlementaires et concernant les prérogatives et le délai du mandat du président de la Chambre haute du Parlement, la proposition porte sur l’extension de la durée du mandat du président du Conseil de la nation à 06 ans, au lieu de 03 années actuellement, dans l’objectif, selon la feuille de route présidentielle, est d’assurer la continuité de l’expertise et d’éviter les ruptures induites par le renouvellement partiel. Pour le directeur de cabinet de la présidence de la République, en l'occurrence Boualem Boualem, qui avait exposé cet amendement récemment au Palais des Nations, "les deux projets de loi, portant modification technique de la Constitution et relatifs au système électoral, ont été présentés au Conseil des ministres, après avoir été examinés par le Conseil du gouvernement. Leur examen a été reporté, non pas en raison de l’absence du général de corps d’armée, Said Chengriha, qui était en congé de fin d’année, mais afin d’enrichir ces deux projets par les différentes formations politiques.
En effet et selon ses propos, l'amendement constitutionnel constitue un outil répondant aux exigences et changements actuels, tandis que l'amendement technique de la Constitution "est un instrument d'habilitation constitutionnelle visant à combler les lacunes constitutionnelles, en vue de traiter les ambiguïtés ou les contradictions entre les textes qui surgissent lors de leur application effective". Par ailleurs, cette révision a soulevé moult interrogations que ce soit chez les politiciens, experts ou observateurs. Les avis restent mitigés entre partisans et détracteurs. Certains spéculent carrément sur un probable 3ème mandat présidentiel. Néanmoins, il est important de préciser par rapport à cette problématique et selon certains détracteurs, le diplôme est un garde-fou selon des observateurs. Il certifie l'acquisition de compétences ou de connaissances. Par contre, d'autres experts en droit constitutionnel restent unanimes dans leurs hypothèses sur l'importance des propositions issues de la conférence nationale, portant sur les projets de révision technique de la Constitution et de la loi organique relative au régime électoral.


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