Du Pape Léon XIV à Giorgia Meloni. Alger, capitale de la diplomatie mondiale

L'Algérie s'impose désormais comme le pivot central des équilibres en Méditerranée, attirant une succession de visites diplomatiques de premier plan qui confirment son nouveau statut de partenaire stratégique incontournable. Au cœur de cette effervescence, la visite de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, marque une étape cruciale. Dans un marché énergétique mondial bouleversé par le conflit en Iran, l'Italie, premier client gazier de l'Algérie, cherche à sécuriser ses approvisionnements tout en élargissant la coopération à l'industrie et à l'agriculture via la création prochaine d'une chambre de commerce commune. Cette dynamique de rapprochement ne se limite pas à Rome. On assiste à un redéploiement global des relations avec le Sud de l'Europe. L'Espagne, sous l'égide de Pedro Sánchez, amorce un retour progressif à la normale après une période de froid, dicté par une dépendance énergétique mutuelle et des intérêts sécuritaires partagés. Parallèlement, le Portugal consolide ses liens technologiques et énergétiques avec Alger, tandis que l'Union européenne dans son ensemble réévalue ses accords d'association, portée par l'ambition algérienne de devenir un hub majeur pour l'hydrogène vert. Le point d'orgue de cette séquence historique sera la venue du Pape Léon XIV en avril prochain. Ce déplacement à Alger et Annaba, le premier d'un souverain pontife depuis l'indépendance, dépasse le cadre religieux pour revêtir une dimension politique et symbolique mondiale. Elle consacre l'image d'une Algérie stable, capable de dialoguer avec tous les pôles de puissance. Sous l'impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, le pays ne se contente plus d'être un fournisseur d'énergie ; il devient un médiateur essentiel et un carrefour où se jouent désormais les grands enjeux de sécurité, de migration et de transition énergétique entre l'Afrique et l'Europe.

Synthèse R.L.


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