À l'approche de l'Aïd. Les autorités traquent le «Chwa» dans les espaces publics

Le «Chwa», les grillades, a pris une tournure à 0ran ce ramadhan avec la prolifération inquiétante sans respect aucune des normes requises de cette activité prolifique. Le «Chwa» est une méthode de cuisson traditionnelle d’antiquité populaire à Oran sauf qu’elle est normalement dédiée aux fêtes ou festivités, aux cérémonies officielles ou autres ainsi qu’aux rassemblements d’invités ou familiaux. Malheureusement cette activité du patrimoine culinaire de la ville s’est transformée en un «cauchemar» pour les passants aux coins de rues où sont déployées des grillades de viandes. Ce plat préféré des régions pastorales d’Algérie et de l’ouest particulièrement est sous l’œil du cyclone des autorités avec la décision prise de les localiser par quartier et les interdire sous peine de s’exposer à de lourdes sanctions. Depuis le début du ramadhan, les «Chouaya» nom qui désigne ces grilleurs emblématiques, l’activité a pris le dessus sur les normes en matière de jets d’ordures et de déchets résultant des résidus grillés, la propreté du matériel de grillade et la qualité des viandes grillées. Un arrêté de wilaya combat ce phénomène et la décision a été donc de le ressortir pour sommer les propriétaires de ce matériel de déloger les rues et de cesser illico presto leur activité. Ce filon qui utilise la grillade de viandes en provenance généralement du bœuf, du mouton ou de l’agneau, d’habitude génératrice de plaisir et d’odeurs agréables, est en train de virer en un cauchemar tellement que l’on ne sait plus l’origine de ces viandes à tout venant mêmes si ces dernières sont grillées à vue d’œil question de berner les clients à côté assis sur un trottoir ou débout. Les «Chouaya» ont fini par conquérir les espaces publics d’où la nécessité de restituer ces espaces à l’autorité de droit qui est la commune. En ces grilleurs, les bonnes grillades s’effectuent en principe dans les restaurants et autres locaux de commerce réglementés et non dans les rues. Et le wali d’Oran avait déjà donné des instructions claires et nettes afin d’appliquer les lois sur les interdictions d’occupations illicites des espaces publics.


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