Marché de la Bastille. Jusqu’à quand ce cloaque en plein cœur de la ville?

Censé être un espace de vie, d’échanges et d’approvisionnement quotidien pour des centaines de citoyens, le marché de la Bastille s’est transformé, au fil des années, en un véritable foyer d’insalubrité. Entre déchets abandonnés, eaux stagnantes et prolifération de rats, la situation interpelle et indigne". Au marché de la Bastille, l’image est devenue insoutenable. Là où l’on devrait trouver fraîcheur et propreté, ce sont les odeurs nauséabondes qui accueillent les clients. Les détritus s’amoncellent à même le sol, faute de ramassage régulier ou de civisme de certains commerçants, laissant place à un spectacle indigne d’une ville comme Oran. Plus grave encore, les eaux stagnantes, visibles à plusieurs endroits du marché, constituent un terrain propice à la prolifération des moustiques et autres nuisibles. À cela s’ajoute la présence inquiétante de rats qui circulent librement entre les étals, au vu et au su de tous. Une situation qui représente un véritable danger pour la santé publique. Les citoyens, eux, oscillent entre colère et résignation. Nombreux sont ceux qui dénoncent un laisser-aller flagrant et s’interrogent: où sont les services d’hygiène? Où est le contrôle? Comment tolérer qu’un lieu fréquenté quotidiennement par des familles soit livré à un tel abandon? Du côté des autorités locales, le silence et l’inaction ne font qu’aggraver le sentiment d’abandon ressenti par les habitants. Il devient urgent d’intervenir, de remettre de l’ordre, d’imposer des règles strictes et de sanctionner les contrevenants. La santé du citoyen ne peut être reléguée au second plan. Le marché de la Bastille ne doit pas être une zone de non droit. Il est temps que la force de l’État s’impose pour mettre fin à ce chaos et rendre à cet espace sa vocation première: servir dignement la population. Trop, c’est trop. Le marché de la Bastille est devenu le symbole d’un laisser-aller inacceptable. Entre saleté, rats et eaux stagnantes, c’est la dignité du citoyen qui est piétinée chaque jour. Il ne s’agit plus de simples manquements, mais d’un véritable scandale sanitaire. L’heure n’est plus aux constats mais à l’action ferme: nettoyer, contrôler, sanctionner. Car laisser perdurer une telle situation, c’est cautionner l’inacceptable.


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