Sécurité et conformité des produits. Protéger le consommateur avant tout

Où se plaindre d'un produit, en tant que consommateur? Comment le faire? La question des droits et de la protection des consommateurs, reléguée au second plan pendant des années, commence subitement à accaparer la vedette de l'actualité des débats sur la sécurité alimentaire, combien même cette question, hautement sensible, revêt un caractère, somme toute, stratégique et capital parfois. Très souvent, un produit non conforme engendre des répercussions tellement graves sur le plan de la santé qu'il devient extrêmement pénible d'en énumérer les véritables raisons. Produits de consommation destinés au grand public et sécurité alimentaire, il y a forcément un lien "sacré", consacré et pérennisé par les lois de la République. Nul doute que cette question fondamentale de la sécurité et de la conformité des produits que nous consommons quotidiennement ou périodiquement, ait une corrélation avec la santé publique, secteur auquel l'Etat injecte annuellement des budgets colossaux dans l'objectif de la préservation de la santé humaine des maladies et des infections diverses. Un chantier permanent auquel le gouvernement alloue, donc chaque année, une attention particulière pour ne pas dire prioritaire, étant inscrit parmi les trois à quatre plus grandes priorités nationales du gouvernement après la défense, l'éducation et le social. Normal que la sécurité et la conformité des produits destinés au consommateur final revêtent une importance capitale et s'inscrivent dans le cadre de la stratégie du secteur du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, a affirmé la première responsable du secteur, Mme Amel Abdellatif. Dans une allocution lue en son nom par le directeur central au ministère, Noureddine Haridi, lors d'une rencontre organisée dimanche soir, à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale des Droits du consommateur par l'Organisation algérienne de protection et d'orientation du consommateur et de son environnement (APOCE), la ministre a mis l'accent sur l'engagement du secteur à réguler le marché national et à garantir la conformité des produits alimentaires et non alimentaires aux normes en vigueur, "un devoir, a-t-elle dit, que les services du ministère s'emploient à consacrer". Elle a précisé que pour renforcer la sécurité des produits, le ministère s'appuie sur un système intégré reposant sur un arsenal juridique fondé sur des bases scientifiques et des standards internationaux et sur un réseau de laboratoires développés, renforcé récemment par trois laboratoires mobiles, permettant la détection immédiate de différentes formes de fraude et de spéculation, outre l'élément humain qui veille sur le terrain à garantir la transparence des pratiques commerciales. Pour sa part, le président de l'APOCE, Mustapha Zebdi, a affirmé que la protection du consommateur est une action de coordination intersectorielle, indiquant que l'organisation collabore actuellement avec 17 départements ministériels, dont la Justice, la Santé, l'Environnement et l'Industrie. M. Zebdi a également salué les efforts des services de contrôle et de sécurité sur le terrain, louant le rôle de la Gendarmerie nationale dans la lutte contre le phénomène de la spéculation et la saisie de marchandises non conformes, ce qui a contribué à réaliser "un bond qualitatif" en matière de sécurisation des produits au cours des derniers mois. L'intervenant a conclu que la Journée mondiale des Droits du consommateur représente une étape importante pour consolider le partenariat entre l'administration, les instances officielles et les associations, qualifiant les opérateurs économiques d'"alliés dans l'édification d'une base solide pour une économie nationale protégée, plaçant la sécurité du consommateur algérien au-dessus de toute considération en tant qu'objectif stratégique permanent".


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