Vols de câbles électriques à Sidi Bel Abbès. Un fléau qui coûte cher

A Sidi Bel Abbès, la Direction de Distribution (SDO) se heurte à une recrudescence alarmante de sabotages et de spoliations d’équipements. Au-delà du simple préjudice matériel, c'est l'intégrité de la chaîne énergétique et la sécurité des citoyens qui se trouvent compromises par une délinquance opportuniste aux conséquences potentiellement tragiques.
Le mois de mars s'est inscrit sous le signe d'une offensive contre les infrastructures de base. De la commune de Mostefa Ben Brahim, où un segment de conducteur en cuivre a été dérobé, à celle de Sfisef, véritable épicentre de ces exactions avec la disparition cumulée de près de 150 mètres linéaires de câbles, le constat est sans appel : les réseaux électriques sont devenus la cible d'un mercantilisme sauvage. Cette prédation ne se limite pas à l'énergie électrique. Le réseau de gaz, artère vitale s'il en est, n'échappe pas à ces velléités destructrices. Les tentatives de soustraction de vannes signalées dans les quartiers de Montplaisir et du Faubourg Thiers illustrent une témérité criminelle qui frôle l'inconscience. La SDO de Sidi Bel Abbès, par la voix de ses responsables, exprime une vive inquiétude. Ces actes de vandalisme ne sauraient être réduits à des pertes comptables pour l'entreprise. Ils engendrent, par effet domino, des discontinuités de service qui pénalisent le quotidien des ménages et l'activité économique de la wilaya. Plus grave encore, l'altération préméditée des installations de gaz constitue une menace directe pour l'ordre public. En s'attaquant aux vannes de régulation, les auteurs s'exposent et exposent les habitants à des risques d'explosions et de fuites majeures. Le passage de la spoliation de cuivre au sabotage gazier marque un franchissement de seuil dans la dangerosité sociale de ces agissements. Face à ce défi, la Direction de la Distribution rappelle que la loi sera appliquée dans toute sa rigueur. Les auteurs de ces méfaits s'exposent à des poursuites judiciaires lourdes, proportionnelles à la gravité de l'entrave au fonctionnement des infrastructures stratégiques du pays. Toutefois, la réponse ne peut être uniquement répressive. La SDO en appelle à un sursaut civique. La protection du patrimoine énergétique est l'affaire de tous. Chaque citoyen est invité à devenir une sentinelle de son propre cadre de vie en signalant tout mouvement suspect aux abords des installations. Le numéro vert 3303, accessible en permanence, demeure le rempart le plus efficace pour une intervention rapide des services techniques et de sécurité. Dans une société moderne, l'énergie est un bien commun dont la fragilité exige une protection partagée.


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